Aérodynamicien/ne

  • Synonyme : ingénieur/e en aérodynamique
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat salarié

Qui n'a pas essayé, enfant, de propulser le plus loin possible un avion en papier ? L'aérodynamicien a fait de ce jeu un métier. Son objectif : accroître les performances techniques et énergétiques des avions (civils ou militaires), hélicoptères, navettes spatiales, satellites... pour favoriser leur taux de pénétration dans l'air. Pour cela, il maîtrise les logiciels de CAO et DAO (conception et dessin assistés par ordinateur) grâce auxquels il conçoit les engins avant de passer aux tests virtuels, puis réels. Passionné de sciences et de physique, ce scientifique doit aussi avoir l'esprit créatif pour innover sans cesse. Cet ingénieur ne travaille pas uniquement pour le secteur aéronautique. On le retrouve plus généralement dans les transports où il est perçu comme le spécialiste des engins lancés à très grande vitesse (fusées, avions supersoniques...).

Le métier en détail

Dans un service d'études

Le métier s'exerce au sein des services études-recherche-développement des grandes entreprises ou dans un cabinet de conseil et d'ingénierie.

De multiples contraintes

La marge de manoeuvre de l'ingénieur aérodynamicien est limitée. Il doit tenir compte en permanence des contraintes techniques, mais aussi des délais à ne pas dépasser et, surtout, des coûts de fabrication.

En liaison avec les autres

Il faut collaborer en interne avec de nombreux services : la production (pour se plier aux impératifs techniques), les services commerciaux (pour s'adapter au marché) et même la direction générale (pour se couler dans la stratégie globale de l'entreprise). Il faut aussi composer, à l'extérieur, avec des clients et des fournisseurs.

Créatif et rigoureux

L'aérodynamicien doit à la fois maîtriser l'aspect théorique, c'est-à-dire tout ce qui a trait à la physique et à la mécanique des fluides, et avoir l'esprit créatif. Dans le secteur de l'innovation, ces deux qualités sont très importantes. On peut donner libre cours à son imagination tout en restant toujours cadré par un esprit rigoureux et méthodique.

Anglophone et informaticien

Une bonne connaissance de l'anglais est indispensable, tout particulièrement dans le secteur aéronautique où les projets se déploient à l'échelle européenne, voire internationale. Les candidats à ce poste doivent par ailleurs parfaitement maîtriser les logiciels de CAO et de DAO (conception et dessin assistés par ordinateur).

Ouvert et mobile

L'aérodynamicien soigne ses relations avec ses interlocuteurs, qu'ils soient internes ou extérieurs à l'entreprise. Il peut être amené à se déplacer. Les grands groupes industriels sont les plus exigeants en termes de mobilité géographique.

Les aérodynamiciens sont principalement formés par les écoles d'ingénieurs spécialisées en aéronautique comme l'Enac (École nationale de l'aviation civile), l'Isae (Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace), l'Isae-Ensma (École nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique), l'Ipsa (Institut polytechnique des sciences avancées) et l'Estaca (École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile). Ces écoles sont accessibles sur concours, après un bac + 2. Les élèves sortant d'une école généraliste peuvent également intéresser les recruteurs, à l'instar de Centrale Paris qui propose, pour sa part, une option aéronautique avec des cours en aérodynamique. Mais l'université a aussi une carte à jouer...

Niveau bac + 5

Diplôme d'ingénieur en aéronautique

Master mention aéronautique et espace ou mécanique ou avec orientation thermodynamique, acoustique, etc.

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2800 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

D'abord chez les avionneurs

Les avionneurs conçoivent des aéronefs civils et militaires. Parmi eux, le groupe européen EADS, propriétaire d'Airbus (avions civils), d'Astrium (fusées et satellites) et d'Eurocopter (hélicoptères), puis Dassault Aviation (avions d'affaires et militaires) et Snecma (groupe Safran) qui développe les systèmes de propulsion. Si les recrutements sont importants, la concurrence est vive car internationale.

... puis chez les équipementiers

Les équipementiers fournissent aux avionneurs les pièces de structure et des composants (fuselage, câblage, sièges...). Parmi eux, de grandes entreprises (Thales, Messier-Bugatti-Dowty ou Zodiac Aerospace) mais aussi des centaines de petites et moyennes entreprises (PME) dont les projets sont souvent plus variés que chez les avionneurs. Les jeunes diplômés ne pensent pas spontanément à leur adresser leur candidature, alors qu'il est plus rapide d'accéder à des responsabilités dans ces structures.

... les SSI et les centres de recherche

Des opportunités existent encore dans les services recherche-études-développement des SSI (sociétés de service en ingénierie, comme Altran, Assystem, Akka Technologies...). Mais aussi au Cnes (Centre national d'études spatiales) ou à l'Onera (Office national d'études et de recherches aérospatiales) qui conçoivent et développent les systèmes spatiaux du futur (satellites, sondes, ballons...).

En Bretagne

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