Animateur/trice socioculturel/le

En MJC (maison des jeunes et de la culture), en centre de vacances ou en maison de retraite, l'animateur socioculturel vise à la cohésion du groupe et à l'épanouissement de chacun en proposant des activités variées et adaptées : atelier mémoire pour séniors, création d'une vidéo avec des adolescents, sortie ciné avec des plus jeunes ou alphabétisation d'immigrés... l'animateur intervient là où les besoins se font sentir. Employé par une ville ou une association, il doit être à l'écoute des autres pour concevoir ses projets et en changer si ça ne marche pas. Travailleur social, son champ d'intervention s'étend à la prévention de la délinquance ou à la réinsertion de personnes démunies grâce à des activités ciblées.

Le métier en détail

Travail d'équipe

L'animateur socioculturel travaille souvent au sein d'une petite équipe encadrée par un responsable d'animation ou un coordonnateur. Il est aussi en relation avec divers partenaires (associations, services municipaux, missions locales d'insertion, caisses d'allocations familiales...) et publics (parents, professionnels de santé ou du secteur social, etc.)

Employeurs variés

Les associations constituent l'employeur principal des animateurs : MJC (maisons des jeunes et de la culture), maisons pour tous, associations rurales, centres culturels, etc. Une grande quantité d'animateurs est employée par des structures dépendant de collectivités territoriales ou des services municipaux. L'animateur peut aussi exercer au sein d'établissements sociaux et médico-sociaux, comme les maisons de retraite, les foyers de travailleurs et les centres d'accueil.

Planning irrégulier

L'animateur est parfois obligé de cumuler plusieurs employeurs pour arriver à un temps plein. Cela implique d'être mobile et polyvalent. Lorsqu'il travaille en direction des jeunes en particulier, son activité connaît des pics pendant les vacances scolaires et en soirée.

Empathie et souplesse

Curieux et dynamique, l'animateur socioculturel doit aussi savoir s'adapter. Si ce qu'il avait prévu ne fonctionne pas, il doit se remettre en question rapidement et proposer autre chose. L'écoute et le dialogue lui sont indispensables pour trouver la bonne distance, surtout avec les enfants et les ados : suffisamment proche pour créer de la confiance et obtenir des résultats mais pas trop pour se faire respecter ! Il lui faut aussi beaucoup de tact pour sortir une personne de son isolement, par exemple. Dans tous les cas, il doit créer une relation qui respecte les particularités de chacun.

Vitalité et sécurité

L'animateur a " la pêche " et communique son dynamisme. Il faut beaucoup d'énergie pour encadrer des groupes d'enfants et d'adolescents, notamment. Le sens des responsabilités est indispensable, tout comme le respect de la sécurité à tout moment.

Exemplaire

Pédagogie et patient, l'animateur prend en compte les capacités de chacun et motive les participants sur des projets qu'il essaie de construire avec eux. Lorsqu'il travaille avec des enfants ou des adolescent, il ne doit pas oublier de donner le bon exemple puisque les activités qu'il propose sont avant tout un moyen pour eux d'apprendre les règles en société, le "vivre ensemble", etc.

Le diplôme de référence pour devenir animateur professionnel est le BPJEPS (brevet professionnel de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et du Sport). Il s'obtient dans un organisme public ou privé habilité par l'État. Autre possibilité : préparer le bac professionnel animation-enfance et personnes âgées. Ces diplômes peuvent être complétés par d'autres diplômés de bac + 2 à bac + 3.

Après la 3e

CPJEPS (certificat professionnel de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et du Sport) mention "animateur d'activités et de vie quotidienne dans toute structure de loisirs et d'animation socioculturelle"

Niveau bac

BPJEPS spécialité animateur mention animation socio-éducative ou culturelle 

Bac professionnel animation-enfance et personnes âgées

Niveau bac + 2

DEUST animation et gestion des activités physiques et sportives et culturelles

DEJEPS (diplôme d'État de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et du Sport) spécialité animation socio-éducative ou culturelle mention coordination de projets

Niveau bac + 3

Licence professionnelle métiers de l'animation sociale, socio-éducative et socioculturelle

BUT carrières sociales, parcours animation sociale et socioculturelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1801 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Un gisement d'emplois

Le développement des loisirs, le vieillissement de la population, la recherche de lien social notamment favorisent le recrutement des animateurs socioculturels. On compte 140 000 salariés dans l'animation sur tout le territoire : en ville, en périphérie, à la campagne. L'animateur socioculturel fait partie des métiers les plus recherchés. Petit bémol : beaucoup de postes proposés sont saisonniers. Il faut parfois cumuler les employeurs pour faire un temps plein.

Formation en continue

L'animateur commence souvent par un job d'été qu'il faut ensuite rendre pérenne en se formant. Plusieurs diplômes permettent de se professionnaliser et d'évoluer dans la profession. L'animateur peut se spécialiser sur un public (enfance, jeunes, adultes, personnes âgées non dépendantes, personnes à besoins spécifiques) ou sur un type d'activité (jeux et activités ludiques, activités physiques et sportives, environnement, sciences, etc.)

Mobilité conseillée

Ce métier s'exerce souvent dans de petites structures, de 5 à 10 personnes. L'évolution vers des postes à responsabilités passe par la formation. Dans un premier temps, l'animateur peut devenir coordinateur puis éventuellement prendre la direction d'une structure. Progresser dans sa carrière implique souvent d'être mobile géographiquement.

En Bretagne

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