Biologiste médical/e

L'examen de biologie médicale est essentiel pour poser un diagnostic médical, en complément de l'examen des signes cliniques. Le ou la biologiste médical/e contrôle des données biologiques (taux de sucre, de cholestérol, numération globulaire...) ou dépiste des virus ou des bactéries. Il ou elle dirige une équipe de techniciens de laboratoire qui effectuent différents prélèvements (sang, urine, cellules, tissus...) et s'assure qu'ils respectent les procédures de bonnes pratiques, d'hygiène, de sécurité et d'éthique imposées. Il ou elle interprète ensuite les résultats d’examens et rédige un compte rendu qu’il ou qu'elle transmet au médecin du patient concerné. Il ou elle exerce en laboratoire de biologie médicale, à l'hôpital (public ou privé) ou dans le privé. Une partie de son travail consiste à mettre au point de nouveaux protocoles d'examen, en fonction de l'évolution de la technologie. Il ou elle sait gérer le budget du laboratoire. Il ou elle peut aussi avoir une activité de recherche.

Biologiste analysant des prélèvements
Biologiste médicale © Phovoir.com
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Le métier en détail

Travail réglementé

En 2021, 9 916 biologistes médicaux (médecins ou pharmaciens) exerçaient dans les laboratoires de biologie médicale français : 4 187 dans les hôpitaux publics contre 5 729 dans les laboratoires privés, souvent dans le cadre de la médecine de ville. Dans les 2 cas, les biologistes médicaux travaillent toujours dans le respect de règles de sécurité, d'hygiène et de bonnes pratiques. Afin de ne pas altérer les prélèvements qu'ils analysent, ils portent un équipement adapté (gants, blouse, masque...). En plus de leurs horaires de base, les biologistes médicaux hospitaliers assurent des gardes et des astreintes.

Au sein d'une équipe médicale

Les biologistes médicaux travaillent en équipe, avec d’autres biologistes médicaux, des techniciens de laboratoire, des ingénieurs, des infirmiers, des secrétaires médicaux, des cliniciens… En concertation avec les médecins prescripteurs, ils les conseillent et les aident à confirmer leurs diagnostics et à ajuster les traitements des patients.

 

Connaissances scientifiques... mais pas seulement

Outre ses connaissances scientifiques (en biologie, chimie, épidémiologie, génétique, physiopathologie…) et ses capacités d'analyse et de synthèse, le ou la biologiste médical/e doit faire preuve de curiosité médicale, technologique et technique. Sans oublier d’autres compétences à enrichir dans différents domaines : assurance qualité, sciences analytiques, gestion, informatique, vigilance sanitaire...

Gestion technique

Fortement automatisée, la biologie médicale nécessite des matériels correctement paramétrés pour la validation des résultats. Les biologistes médicaux sont donc des gestionnaires techniques sans faille, dotés d’une notable rigueur méthodologique. En cas de nouveau besoin, ils établissent un cahier des charges, l'appel d'offres, reçoivent les fournisseurs et pilotent le choix de la solution retenue. Capacité d’adaptation et goût pour l’innovation sont alors nécessaires.

Initiative et dialogue

Esprit d’initiative, goût pour les contacts, sens du dialogue et de la pédagogie… autant de qualités appréciées pour assurer la gestion d'une équipe et communiquer avec les prescripteurs et les patients. La maîtrise de l’anglais est un plus.

Près de 68 % des biologistes médicaux ont suivi une formation de pharmacien, les autres une formation de médecin.

Niveau bac + 9 et plus

Diplôme d'État (DE) de docteur en pharmacie + DES (diplôme d'études spécialisées) de biologie médicale

Diplôme d'État (DE) de docteur en médecine

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 4500 euros brut par mois, pour un  praticien hospitalier de la fonction publique hospitalière
A partir de 5500 euros brut par mois, pour un cadre de laboratoire de biologie médicale privé

Intégrer le marché du travail

Évoluer dans le public

En milieu hospitalier, les biologistes médicaux peuvent devenir chefs d’unité, voire chefs de service, hospitaliers en centre hospitalier périphérique, hospitaliers en CHU (centre hospitalier universitaire), hospitalo-universitaires en CHU avec une activité de recherche et d’enseignement en biochimie, hématologie, immunologie, parasitologie, bactériologie, etc. Possibilités de mener également des recherches biomédicales (Inserm, CNRS, Inra…).

Évoluer dans le privé

Dans le secteur privé, ils sont salariés au sein d’un laboratoire ou peuvent s’installer à leur compte, seuls ou associés dans un groupement de laboratoires indépendants. Enfin, ils peuvent encore mener une carrière industrielle (industrie du diagnostic in vitro), dans l’humanitaire ou dans des organismes internationaux (OMS, Organisation mondiale de la santé ; Agence européenne du médicament, etc.).

Passer un concours de la fonction publique

Avec quelques années d'expérience, les biologistes médicaux peuvent prétendre à un poste de médecin ou de pharmacien inspecteur de santé publique (MISP ou PhISP), en passant un concours de la fonction publique. Ils contribueront alors à la conception et à la mise en œuvre des politiques de santé publique, en tant que conseillers techniques à l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de Santé), à la DGS (Direction générale de la santé) ou dans une ARS (agence régionale de la santé).

En Bretagne

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