Chargé/e de pharmacovigilance

  • Synonyme : chef/fe de projet pharmacovigilance pharmacien/ne de pharmacovigilance
  • Métiers associés : Pharmacien/ne industriel/le
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat salarié

Sa mission : prévenir et traquer les risques médicamenteux. Tout au long de sa vie, le médicament est surveillé par le chargé de pharmacovigilance. Pendant la phase de développement, particulièrement lors des essais cliniques, il est attentif aux effets du produit sur l'homme. Mais c'est pendant la commercialisation du médicament qu'il joue un rôle crucial. Ce professionnel est en permanence en contact avec les médecins, les infirmiers et parfois les pharmaciens ou les patients qui lui font remonter d'éventuels effets indésirables (allergies, interactions médicamenteuses...). Souvent, ces incidents sont dus à un mauvais usage ou à une mauvaise interprétation de la notice. À lui de réagir et vite ! Il doit analyser les causes de ces problèmes et proposer des solutions pour y remédier. Cela signifie, par exemple, de changer la notice ou de mieux informer les médecins.

Le métier en détail

Dans l'industrie surtout

Le chargé de pharmacovigilance exerce le plus souvent pour un laboratoire pharmaceutique. Mais aussi dans des centres de pharmacovigilance dépendant des hôpitaux, des sociétés prestataires de services ou encore pour les autorités de santé (Direction de l'évaluation des médicaments et des produits biologiques, Direction générale de la santé).

Sur le qui-vive

Procédures, tests, contrôles, réglementations, autorisations... Il faut sans cesse veiller à ce que le médicament reste conforme. Le chargé doit donc garder un oeil sur les textes qui évoluent au niveau national, européen ou parfois international, et l'autre sur les problèmes ou les effets indésirables signalés dans le monde.

Une intervention au long cours

Collaboration avec les autres départements du laboratoire (médical, affaires réglementaires, assurance qualité, ventes...), contact avec les autorités sanitaires : ce pro travaille en lien avec les différents intervenants de la chaîne du médicament. Le point commun à toutes ces étapes (développement, production, commercialisation) est en effet la vigilance.

Esprit d'analyse

Rapports périodiques, plans de gestion, dossiers de transparence : traiter, analyser et synthétiser des informations scientifiques nécessite rigueur et organisation. Une grande autonomie dans l'organisation du travail est demandée. Par la suite, il faut savoir communiquer pour informer et conseiller les professionnels de santé et les autorités sanitaires ainsi que les interlocuteurs internes, notamment les visiteurs médicaux.

Rigueur et réactivité

Il est impossible de tout prévoir... Aussi, s'agit-il d'être réactif si des interactions médicamenteuses ou des effets indésirables sont signalés. Enfin, la réglementation et le cadre législatif évoluant constamment, la vigilance s'impose.

Anglais indispensable

Ces dernières années, le secteur de la pharmacie s'est réorganisé autour de « géants » mondiaux. Les activités se font de plus en plus dans un cadre international. La maîtrise de l'anglais scientifique s'impose désormais. Tout comme la capacité à gérer des projets d'envergure.

6 ans (cycle court de pharmacie) sont nécessaires pour former un pharmacien de pharmacovigilance.

La formation commence par une 1ère année de licence, avec option santé (L.AS) ou un parcours spécifique « accès santé » (PASS) organisés dans les universités.  

En 2e , 3e et 4e années : tronc commun à la fois théorique et appliqué à la santé (étude des grands systèmes du corps humain, biochimie, biologie humaine et végétale, infectiologie...). Découverte de la pharmacologie, de la galénique, de la chimie thérapeutique... Plusieurs stages obligatoires en officine. En fin de 3e année, obtention du diplôme de formation générale en sciences pharmaceutiques, de niveau licence.

En 5e et 6e années : le choix de l'option industrie s'effectue lors du passage en 5e année. Durant cette année, appelée « hospitalo-universitaire », l'étudiant partage son temps entre l'université et différents services de l'hôpital. La 6e année d'études comporte un stage de 6 mois dans un laboratoire pharmaceutique. Et se conclut par la soutenance d'une thèse, obligatoire pour l'obtention du DE (diplôme d'État) de pharmacie. Il est nécessaire de compléter sa formation à l'université par un master (quelques unités d'enseignement supplémentaires) en pharmacologie, toxicologie ou épidémiologie...

Niveau bac + 6

DE pharmacie

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2910 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Une industrie accueillante

La France est le premier producteur européen de médicaments. Malgré de fortes évolutions économiques et des réductions d'effectifs (restructuration, départs à la retraite), cette industrie offre des opportunités aux jeunes diplômés (40 % des recrutements chaque année vont aux moins de 26 ans), en majorité de jeunes pharmaciens.

Un rôle grandissant

Dans un environnement de plus en plus sensible à la sécurité et demandeur de transparence, la diminution des effets secondaires fait partie des priorités des entreprises pharmaceutiques. Elles doivent gérer les risques et donc mieux les identifier, les évaluer, les prévenir. Placés dans un rôle d'expert jusqu'à présent, les chargés de pharmacovigilance sont de plus en plus impliqués dans les choix stratégiques de l'entreprise.

Mobilité possible

Le chargé de pharmacovigilance peut évoluer vers d'autres départements du groupe pharmaceutique (médical, affaires réglementaires), rejoindre l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) ou des organismes publics de recherche (universités, CNRS, Inserm...).

En Bretagne

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