Chirurgien/ne

  • Métiers associés : Médecin spécialiste, chirurgien/ne cardiaque, chirurgien/ne orthopédiste, chirurgien/ne plastique, chirurgien/ne thoracique, chirurgien/ne viscéral/e, neurochirurgien/ne, stomatologue
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat salarié ; libéral

Fractures ouvertes, blessures, tumeurs ou malformations : le chirurgien est un réparateur de génie qui est aussi habile de ses mains que fin connaisseur de l'anatomie humaine. Ultra-compétent sur le plan intellectuel, le chirurgien exerce un métier manuel, qui exige une grande résistance physique et nerveuse.

Chirugienne en train d'opérer
Chirurgienne © Artur Tumasjan - Unsplash
MET_chirurgienne.jpg

Le métier en détail

Travail d'équipe

Professionnel ultra-spécialisé, le chirurgien a besoin, pour exercer son métier dans les meilleures conditions, d'être entouré par une équipe également très qualifiée (anesthésiste-réanimateur, infirmière de bloc...). C'est un chef d'équipe qui sait fédérer et organiser les tâches autour de son intervention. Chaque geste, chaque seconde compte.

Horaires contraignants

La chirurgie est une spécialité exigeante en temps (journées à rallonge) et en énergie (des opérations qui peuvent durer des heures, debout). Ce qui laisse peu de place à la vie de famille et aux loisirs... En plus de ses horaires de base, le chirurgien assure des gardes et des astreintes pour que toutes les urgences puissent être prises en charge.

Lourdes responsabilités

Responsable des conséquences de ses interventions, le chirurgien souscrit une assurance professionnelle très coûteuse afin de se prémunir contre d'éventuels procès, plus fréquents qu'auparavant. Il est soumis à l'Ordre des médecins, chargé de veiller au respect des règles de bonnes pratiques fixées par le code de déontologie médicale.

Dextérité et résistance

Très habile de ses mains, précis, minutieux, le chirurgien est un super mécanicien qui connaît l'anatomie du corps humain sur le bout des doigts. De plus, il fait preuve d'une grande maîtrise émotionnelle. Tel un pilote d'avion, il peut compter sur une résistance physique et nerveuse hors du commun, une parfaite santé et une bonne vue.

Goût du contact

À la fois rassurant et convaincant, le chirurgien doit prendre en compte le patient dans sa globalité. Sens du contact, empathie et charisme bienvenus.

La tête sur les épaules

Prendre en charge des vies humaines exige un goût affirmé pour la prise de responsabilités. Le chirurgien se plie à une bonne hygiène de vie pour être tous les jours à la hauteur de sa tâche. Il doit aussi se former régulièrement aux nouvelles techniques d'intervention pour rester au meilleur niveau tout au long de sa carrière.

12 années d'études minimum sont nécessaires pour devenir chirurgien. L'accès aux études de santé se fait après avoir validé une 1ère année de licence, avec option santé (L.AS) ou un parcours spécifique « accès santé » (PASS) organisés dans les universités. .

En 2e et 3e années : enseignement des bases théoriques (anatomie, biologie...) de la médecine et premiers stages hospitaliers. En fin de 3e année, obtention du diplôme de formation générale en sciences médicales, niveau licence.

En 4e , 5e et 6e années : acquisition d'une formation médicale complète ; pratique hospitalière renforcée. À la fin de la 6e année, l'étudiant passe les ECN (épreuves classantes nationales). Le choix de la spécialité et/ou de la région où il effectuera son internat dépend de ses résultats et de son rang de classement.

L'internat : les étudiants préparent un DES (diplôme d'études spécialisées) en chirurgie, qui dure 6 ans. Une thèse, de préférence dans la spécialité du futur chirurgien, est soutenue à la fin de l'internat et débouche sur le diplôme d'État de docteur en médecine, avec mention de la spécialité.

Niveau bac + 12

DES chirurgie pédiatrique ou chirurgie vasculaire ou chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, ...

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

Variable en fonction du lieu d'exercice

Intégrer le marché du travail

Vers une pénurie ?

Malgré son prestige, la profession souffre d'une désaffection des jeunes. Beaucoup de responsabilités, des semaines de 70 heures, des primes d'assurance de l'ordre de 12 000 euros par an... Les contraintes peuvent paraître disproportionnées, notamment par rapport au salaire d'un praticien hospitalier, moins élevé que dans le privé. Cela suscite un désamour problématique compte tenu des nombreux départs à la retraite prévus.

Du public au privé

44 % des chirurgiens exercent leur activité en libéral, contre 35 % avec un statut salarié. A l'hôpital, ils ont le statut de praticien hospitalier, et non fonctionnaire. Près d'un quart ont une activité mixte (à la fois libérale et salariée). Dans certaines spécialités comme la neurochirurgie ou la chirurgie infantile, la pratique hospitalière salariée prédomine nettement. Les chirurgiens esthétiques, les ophtalmologues et les spécialistes en chirurgie orale exercent majoritairement en libéral, entre cabinet en ville et clinique privée.

Ultra-spécialisé ou gestionnaire

Le chirurgien peut se spécialiser dans un champ de l'anatomie ou sur un public (enfants...). Les possibilités sont nombreuses : neurochirurgie, chirurgie plastique, orthopédique (os, muscles, tendons), pédiatrique, cardiaque, vasculaire, viscérale et digestive. Chef de service, le chirurgien devient gestionnaire et organisateur de projets.

En Bretagne

Métiers proches

Retour en haut de page