Chirurgien/ne-dentiste

  • Synonyme : dentiste
  • Métiers associés : Orthodontiste
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat libéral ; salarié

Le chirurgien-dentiste ou la chirurgienne-dentiste diagnostique et traite les maladies des dents, de la bouche et de la mâchoire. Du détartrage à l’extraction en passant par le traitement d’une carie, la pose d’une couronne ou d’un implant, la réalisation d’une greffe de gencive ou encore le blanchiment dentaire, il ou elle assure divers soins bucco-dentaires. Il ou elle intervient à la demande des patients pour un meilleur confort, plus de précision mécanique ou dans un souci esthétique. Les missions incluent la réalisation de prothèses ou de dentiers et des actions de prévention. Le métier requiert des compétences variées : en techniques de soin, en art dentaire (par exemple pour sculpter la dent), en chirurgie, en radiologie et en pharmacologie. Une dimension humaine vient s’ajouter à la technicité médicale. Ces professionnels travaillent, en effet, avec tous types de patients (enfants, personnes âgées ou en situation de handicap) qu’il faut savoir écouter et rassurer. Enfin, il est impératif de s’adapter à l’évolution rapide des technologies (prise d’empreinte numérique, par exemple).

Le métier en détail

Responsabilité engagée

Abcès gingival (de la gencive), dent cariée... les problèmes de dents peuvent vite dégénérer. Et certains patients, souffrant de maladies cardiaques par exemple, sont à risques. Intervenant tantôt dans l'urgence, tantôt dans la durée, les chirurgiens-dentistes engagent leur responsabilité. L'inscription à l'Ordre national des chirurgiens-dentistes est obligatoire pour exercer.

Emploi du temps serré

Si les horaires sont réguliers dans un centre de santé dentaire par exemple, ils sont beaucoup plus étendus dans un cabinet, avec des consultations tardives, qui peuvent avoir lieu également le samedi. Ouvrir un cabinet coûte cher. Recevoir un nombre important de patients permet d’amortir les sommes investies dans le matériel. Lorsque les professionnels ont leur propre cabinet, il leur faut également assumer les tâches de gestion.

En association

Fondée sur le partage des frais, la mise en commun des moyens (locaux, équipements, secrétariat) et l'échange des services (gardes, congés...), l'association séduit un nombre croissant de praticiens. Par ailleurs, certains se regroupent au sein de maisons de santé pluridisciplinaires, afin d'être moins isolés dans leur pratique. En centre de santé dentaire, les chirurgiens-dentistes bénéficient de l'appui médical de confrères : orthodontiste, radiologue, orthophoniste...

Savoir rassurer

Les soins sont parfois douloureux et la peur de certains patients bien présente. Aux chirurgiens-dentistes d'user de psychologie pour les écouter, les rassurer et exécuter les soins sans stress. Lorsqu'un enfant est récalcitrant par exemple, il leur faut prendre le temps d'expliquer en quoi consistent les soins.

Être habile et précis

Ce métier très technique requiert douceur et habileté manuelle : soigner une dent en regardant un miroir dans une bouche exige des gestes précis. La dextérité, la minutie, le sang-froid sont indispensables pour garantir la sécurité des interventions. La position de travail (les bras tendus, parfois debout ou assis), l'effort de concentration et de vision sont d'autres exigences du métier.

S'adapter en permanence

Les chirurgiens-dentistes possèdent des compétences médicales pointues. À côté de la « fraise » qu'ils manient au quotidien, de nouveaux équipements de plus en plus sophistiqués (imagerie, soins au laser...) les amènent à actualiser en permanence leurs connaissances. Nombreux sont ceux qui se forment en cours d'activité, en pédodontie (soins aux enfants), en prothèses, en odontologie conservatrice...

6 années d'études sont nécessaires pour devenir dentiste, 8 ou 9 ans pour devenir dentiste spécialisé. La formation débute par une une 1ère année de licence, avec option santé (L.AS) ou un parcours spécifique « accès santé » (PASS) organisés dans les universités.

En 2e et 3e années précliniques : acquisition des connaissances fondamentales nécessaires aux soins des dents (physique, physiologie, anatomie dentaire, biomatériaux et chirurgie buccale). En fin de 3e année, obtention du diplôme de formation générale en sciences odontologiques, niveau licence.

En 4e et 5e années cliniques : le programme s'étend à la santé publique et à l'anesthésiologie. Premiers soins en conditions réelles.

Le 3e cycle : au terme de la 5e année, les étudiants choisissent entre un cycle court (1 an), orienté vers l'insertion professionnelle, ou un cycle long, qui conduit, moyennant concours, à l'internat qualifiant. Celui-ci permet de se spécialiser en orthodontie, médecine bucco-dentaire (en 3 ans) ou en chirurgie orale (en 4 ans). La soutenance d'une thèse est obligatoire pour obtenir le diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire.

Niveau bac + 6 et plus

DE chirurgie dentaire

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 4634 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière (grade Praticien hospitalier)
A partir de 4000 euros brut par mois, en libéral, en début de carrière

Intégrer le marché du travail

Des besoins en perspective

Avec la prochaine vague de départs à la retraite, le contexte est favorable à l'installation des jeunes diplômés, surtout dans le Nord et les campagnes. Dans certaines régions (Ile-de-France, Provence...) déjà bien pourvues en praticiens, il est plus difficile de trouver sa patientèle..

De plus en plus salariés

La plupart des chirurgiens-dentistes exercent à titre libéral en cabinet privé, soit exclusivement, soit parallèlement à une activité salariée dans les hôpitaux ou les centres de soins (dispensaires, centres mutualistes...). Les jeunes diplômés ont tendance à préférer le statut de salarié, car l'installation nécessite un important investissement financier. De manière générale, avant de se lancer en libéral, exercer comme collaborateur permet de développer de l’expérience.

Se spécialiser 

Les chirurgiens-dentistes peuvent se spécialiser après une formation complémentaire en orthodontie, aussi appelée orthopédie dento-faciale (alignement des dents, position des mâchoires), en chirurgie orale (pose d'implants, extraction, dépistage du cancer...), en médecine bucco-dentaire (soins, prothèses...). Ils peuvent encore devenir enseignants-chercheurs en hôpital ou passer un concours de la fonction publique hospitalière. Ou encore travailler à la conception de produits ou de matériel dentaire en laboratoire industriel.

 

En Bretagne

Métiers proches

Retour en haut de page