Contrôleur/euse technique automobile

  • Niveau BAC, BAC Pro, BP salarié ; indépendant ; artisan

Pneus, freins, suspensions, échappement, direction : le contrôleur technique ausculte les véhicules automobiles sous tous les angles. Un vrai bilan de santé pour vérifier leur conformité à la réglementation. Pour cela, il effectue, sans démontage, plus d'une centaine de contrôles à l'aide d'appareils de mesure : analyseur de gaz et de fumées, banc de freinage, régloscope, banc de suspension, etc.

Zoom sur... le métier de contrôleur technique automobile

Le métier en détail

Savoir s'adapter

Le contrôleur exerce dans un centre agréé indépendant ou associé à un réseau. L'équipe technique, placée sous la direction d'un responsable, dépasse rarement 3 personnes. Le travail n'est pas répétitif, vu la diversité des véhicules en circulation (électriques, hybrides...). Les connaissances mécaniques doivent sans cesse être améliorées. L'évolution de la réglementation impose aussi de suivre régulièrement des stages de remise à niveau.

Tout pour la sécurité

Les responsabilités du contrôleur technique en automobile sont très importantes. En effet, il rédige et signe le PV (procès-verbal) de contrôle, qui fait de lui le garant de la sécurité du véhicule. Il évalue l'état de fonctionnement de la voiture.

Des positions parfois pénibles

Debout, couché, assis, parfois plié en deux, il ausculte le véhicule sous toutes les coutures. Pas toujours facile de dénicher le numéro du châssis, surtout lorsqu'on ne peut rien démonter. Une bonne forme physique est donc nécessaire.

Une expertise technique

Si le contrôleur technique ne répare pas, il doit cependant avoir de solides connaissances en mécanique et connaître tous les problèmes liés à la technique automobile, depuis la carrosserie jusqu'au moteur, en passant par la transmission et les liaisons au sol. Il doit aussi maîtriser les outils de mesure et de contrôle, qu'ils soient mécaniques ou électroniques.

Rigueur et méthode

Impossible d'échapper aux multiples documents faisant état des normes en vigueur. Il faut se tenir au courant des évolutions, faire preuve de rigueur et de méthode. La précision est également de mise au moment de rédiger le compte-rendu. Le contrôleur automobile doit faire appel à ses qualités d'analyse et de synthèse pour présenter clairement des éléments complexes.

Aisance relationnelle

Qu'il soit face à des clients, des experts, des assureurs ou des équipementiers, il exerce un métier de contacts. Face à des conducteurs pas toujours satisfaits du bilan émis, il sait garder son calme. Il est capable d'employer un langage technique, mais aussi d'expliquer les problèmes d'un véhicule en des termes accessibles au plus grand nombre. La pratique de logiciels spécialisés est indispensable.

La profession est très réglementée. Elle exige l'obtention d'un agrément préfectoral qui n'est délivré qu'à des personnes ayant un diplôme et/ou de l'expérience dans la réparation (mécanique, électricité ou carrosserie) automobile (ou véhicules industriels ou motocycles), et ayant suivi un stage de formation spécifique.

On peut commencer par préparer, un bac professionnel ou un BTS dans les domaines de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique ou de la carrosserie automobile. Il faut ensuite suivre un stage de formation au contrôle, dont la durée varie selon le niveau initial.

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1823 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Une profession récente

Le métier existe depuis 1992, date de l'instauration du contrôle technique obligatoire. Ce dernier concerne les voitures, les fourgons et les camionnettes pesant moins de 3,5 tonnes et " âgés " de 4 ans et plus.

5 200 centres agréés

On compte environ 10 000 contrôleurs techniques automobiles en France, répartis dans environ 5 200 centres agréés, indépendants ou affiliés à un réseau national. Environ 500 postes sont à pourvoir chaque année. Le secteur attire de nombreux jeunes. Ce métier offre aussi une reconversion à des réparateurs automobiles.

S'installer à son compte

Un contrôleur salarié peut devenir chef d'équipe, voire chef de centre. Autre possibilité : s'installer à son compte. Il faut alors prévoir un investissement minimal conséquent pour l'achat du local et du matériel. Attention, un contrôleur technique ne peut en aucun cas exercer en parallèle une activité de réparateur.

En Bretagne

Métiers proches

Retour en haut de page