Gardien/ne de la paix

De jour comme de nuit, le gardien ou la gardienne de la paix assure la protection des biens et des personnes, et le maintien de l'ordre public, sous l'autorité de lieutenants et de commissaires de police. En patrouille dans un secteur donné, il ou elle veille au respect des lois et des règles de sécurité avec un rôle préventif et dissuasif. Il ou elle intervient à la suite d'un appel d'urgence, en cas d'infraction (excès de vitesse, vol...) ou de troubles sur la voie publique (bagarre, tapage...). Il est possible d'être affecté/e à la surveillance des gares et des aéroports, des postes frontières ou à la Bac (brigade anticriminalité). Il est aussi possible de participer aux missions de la PJ (police judiciaire). Le maintien de l'ordre public est assuré par les agents des CRS (compagnies républicaines de sécurité) ou les membres d'unités d'intervention telles que le Raid. Une bonne santé physique et mentale, du sens moral et des aptitudes au contact sont indispensables. Fonctionnaire de police, le gardien ou la gardienne de la paix est recruté/e sur concours.

Une policière de dos
Comment devenir gardien·ne de la paix? © Vic Joly / Adobe stock
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Le métier en détail

Diverses affectations

Fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, le gardien ou la gardienne de la paix rend compte aux commissaires et officiers de police. Il ou elle peut être affecté/e, selon son rang de classement à la sortie de l'école de police, dans un commissariat, à la PJ (police judiciaire), dans une CRS (compagnie républicaine de sécurité), à la police des frontières, à la Bac (brigade anticriminalité) ou encore à la préfecture de police de Paris.

À l'extérieur et au bureau

Selon le poste occupé, le gardien ou la gardienne de la paix est plus ou moins mobile. Dans la police de proximité, il ou elle surveille les rues, à pied, à vélo ou en voiture. Il ou elle effectue aussi des tâches administratives... En civil ou en uniforme, toujours armé/e, il ou elle travaille essentiellement en équipe. Dans un commissariat, il est possible d'être de service le matin, le soir ou le week-end. À la PJ, il faut suivre le rythme des événements, ce qui peut induire des heures supplémentaires...

Une position parfois difficile

Quelle que soit l'affectation, le quotidien reste difficile : agressions, infractions, vols, voire meurtres, font partie de l'univers du métier.

Droiture et travail en équipe

L'engagement au service de l'État et la droiture morale sont des valeurs importantes pour faire carrière dans la police nationale. Le sens du travail en équipe est également indispensable pour mener à bien toutes les missions.

Sang-froid et diplomatie

Un certain courage et une très bonne condition physique s'imposent aux gardiens de la paix. Qu'ils surveillent, contrôlent ou procèdent à des arrestations, il doivent faire preuve de sang-froid et de diplomatie. Il faut savoir exercer son autorité pour faire respecter les règles et les interdits. Pour cela, il est important d'être stable, de résister à la provocation, au stress, de garder son calme en toutes circonstances.... Et posséder de bonnes capacités d'adaptation face à des personnes et des situations toujours différentes.

Pour devenir gardien ou gardienne de la paix, il faut réussir un concours accessible avec le bac. S'en suit une formation initiale (12 mois) dispensée au sein d'un établissement de formation de la police nationale et complétée par un stage d'application (12 mois). Après titularisation, le gardien ou la gardienne de la paix s'engage à servir l'État pour une durée minimale de 5 ans (en affectation nationale) ou de 8 ans (en affectation en Ile-de-France). À noter : sans diplôme, il est possible de débuter comme adjoint ou adjointe de sécurité ou bien cadet ou cadette de la République. La formation initiale (12 semaines pour les adjoints, 12 mois pour les cadets) s'effectue au sein d'un établissement de formation de la police nationale. À l'issue de cette formation, adjoints de sécurité et cadets de la République peuvent passer un concours spécifique de gardien de la paix.

Niveau bac

Concours de gardien de la paix

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1816 euros brut par mois, hors primes

Intégrer le marché du travail

Le gros bataillon de la police

Sur les 150 000 femmes et hommes composant la police nationale, les 2/3 sont gardiens de la paix, loin devant les officiers et les commissaires. Leur recrutement s'effectue par le biais d'un concours ouvert par le ministère de l'Intérieur en fonction des besoins.

Évolution de carrière

Avec de l'ancienneté, le gardien ou la gardienne de la paix peut exercer de nouvelles responsabilités et évoluer vers un rôle d'encadrement. Au bout de 4 ans de service, il ou elle peut ainsi accéder au grade de brigadier, puis brigadier-major de police. Toujours après 4 ans d'ancienneté faisant suite à la titularisation, le gardien ou la gardienne de la paix peut aussi passer les concours internes d'officier et de commissaire de police.

Se spécialiser

Il est possible d'intégrer une unité spécialisée : de motards, de maîtres-chiens, de sauveteurs en montagne, de métiers du renseignement... En fonction de ses compétences, le gardien ou la gardienne de la paix peut aussi occuper un emploi technique dans la police (armuriers, chargés du relevé des traces et indices...). Certains sont membres d'unités d'intervention telles que le Raid (recherche assistance, intervention, dissuasion) ou la BRI (brigade de recherche et d'intervention).

En Bretagne

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