Glaciologue

  • Synonyme : chercheur/euse en glaciologie
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat salarié ; fonctionnaire

Scientifique, le ou la glaciologue a la passion de la montagne. Il ou elle partage son temps entre le terrain pour récolter des échantillons de glace et son laboratoire où il en étudie la composition. Pour cela, il ou elle organise des expéditions dans les Alpes, en Antarctique ou encore en Islande. Ses missions : comprendre les cycles de gel-dégel dans une zone précise, trouver des éléments d'information sur le climat ou le sol tels qu'ils étaient il y a plusieurs siècles, ou encore préparer un projet d'exploitation de ressources naturelles. Après avoir transporté les échantillons de glace en containers spéciaux, il ou elle les analyse et rédige des rapports. Lors de ses déplacements, il ou elle travaille souvent loin de son domicile, au sein d'équipes internationales et pluridisciplinaires. Chercheur ou chercheuse, il ou elle peut être employé/e par un organisme public de recherche, par un bureau d'études spécialisé ou par une entreprise de construction ou de prospection (minerais, hydrocarbures). À noter : les postes sont rares dans le domaine de la glaciologie... voire gelés.

Le métier en détail

Sous climat extrême...

Froid, altitude, isolement ne doivent pas faire peur à ce spécialiste des régions polaires. Durant ses déplacements (qui durent parfois plusieurs mois), les conditions de vie du ou de la glaciologue peuvent être difficiles en raison de l'éloignement et du climat. Un équipement spécifique de protection est nécessaire, de même que les outils nécessaires à l'échantillonnage (foreuse, piolets...) qu'il faut porter et manier avec prudence.

... ou au bureau

Il ou elle passe aussi beaucoup de temps en laboratoire ou au bureau, soit pour préparer une expédition, soit pour analyser des échantillons ou rédiger ses rapports. Il faut donc s'accommoder de ces changements de rythme et d'environnement.

De nombreux interlocuteurs

Dans le secteur privé, il ou elle est en relation avec différents services (bureau d'études, production, etc.) et dialogue avec des professionnels variés (ingénieur d'affaires, chef de carrière, responsable d'exploitation). Dans la recherche, les expéditions sont souvent montées en collaboration avec différentes unités et plusieurs pays. L'anglais est alors la langue commune.

La tête et les jambes

Outre une solide formation scientifique, le ou la glaciologue doit être doté/e d'une bonne condition physique car il ou elle partage son temps entre son laboratoire et le terrain ! Le ou la glaciologue doit avoir acquis l'expérience nécessaire en alpinisme pour monter une expédition.

De grandes capacités d'adaptation

Pour passer de l'expédition à la rédaction de rapports, il ou elle doit faire preuve d'un grand sens de l'adaptation. Et savoir s'adapter à des interlocuteurs très divers. La maîtrise de l'anglais est indispensable pour les échanges avec d'autres chercheurs.

Compétences multiples

L'esprit d'équipe et la curiosité sont nécessaires, ainsi qu'un bon sens de la communication, écrite comme orale. En plus de connaissances scientifiques poussées, le ou la glaciologue doit avoir le sens de l'organisation et doit maîtriser un grand nombre d'outils, de la foreuse sur glace aux SIG (systèmes d'information géographique) qui lui permettent d'analyser les données et de réaliser des modélisations 3D.

L'accès au métier se fait avec un bac + 8

Niveau bac + 8

Doctorat en géosciences, géologie, sciences de la terre et des planètes, environnement...

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2358 euros brut par mois, pour un chargé de recherche

Intégrer le marché du travail

Quelques places dans le public

Les postes en recherche sont peu nombreux en glaciologie. Le but pour les doctorants est de devenir enseignant-chercheur. Dans cette optique, il est important de se constituer un réseau dans le milieu scientifique. Quelques embauches se font chaque année au sein de l'Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) ou du CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

Et dans le privé

Des débouchés existent aussi dans le secteur privé, le plus souvent en bureaux d'études ou dans des entreprises industrielles liées, par exemple, à la construction ou à l'exploitation de ressources naturelles (minerais, hydrocarbures).

Élargir son horizon

Ce ou cette spécialiste travaille au sein d'équipes pluridisciplinaires qui varient en fonction des projets. Les expéditions et les études se faisant le plus souvent dans le cadre de projets internationaux, il ou elle doit envisager sa carrière au minimum à l'échelle européenne. En fonction de son expérience et de la structure qui l'emploie, il ou elle pourra diriger une équipe ou se spécialiser dans un aspect de son travail, une zone géographique, etc.

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