Journaliste

Grand reporter, JRI (journaliste reporter d'images), présentateur ou présentatrice du journal télévisé… le métier de journaliste fait rêver. Pour l'exercer, avoir une solide culture générale, d'excellentes qualités rédactionnelles et relationnelles, ainsi qu'un esprit critique est essentiel. La maîtrise des technologies de l'information et de la communication s'impose. Contrairement à une idée reçue, le ou la journaliste ne va pas systématiquement sur le terrain (par manque de temps ou de budget). Il ou elle s'appuie sur les dépêches des grandes agences de presse (AP, Reuters, AFP), Internet ou encore les réseaux sociaux pour rechercher et vérifier des informations. Les échanges par téléphone lui permettent de compléter son dossier, de recouper des éléments et de réaliser des interviews. Curieux, les journalistes savent écouter leurs interlocuteurs pour retranscrire fidèlement leurs propos. D'une grande réactivité, ils n'hésitent pas à travailler le soir ou le week-end pour couvrir des événements locaux ou mondiaux. Au fil de leur carrière, ils enrichissent leur carnet d'adresses, outil indispensable pour obtenir plus rapidement des informations. La plupart des journalistes travaillent pour la presse écrite (presse magazine ou spécialisée, agence de presse, hebdomadaires ou quotidiens…) sur différents supports (papier, Web, multimédia…). Le statut de pigiste (production d'articles sur commande pour un ou plusieurs journaux) est souvent de mise pour débuter. Des postes existent aussi en radio ou à la télévision.

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Le métier en détail

Sur le terrain

Grand reporter, envoyé/e spécial.. Il ou elle couvre les événements marquants qui se déroulent en France ou à l'étranger. En poste dans une capitale étrangère ou une grande ville, le correspondant ou la correspondante suit l'actualité de la zone qu'il ou elle couvre. Rattaché/e à un quotidien régional, le localier ou la localière couvre l'actualité et les manifestations à l'échelle locale.

Dans un bureau

Certains journalistes travaillent essentiellement dans un bureau. C'est le cas, par exemple, des secrétaires de rédaction, chargés de relire les articles des journalistes, ou des présentateurs radio et télé qui lancent les sujets réalisés par leurs confrères et interrogent des experts en studio ou en plateau. Au sein des rédactions, les interviews peuvent être réalisées par téléphone ou en visio, faute de temps... ou d'argent. Quant aux journalistes d'agence, c'est depuis le desk (bureau central de l'agence) qu'ils rédigent leurs dépêches.

De jour comme de nuit

Pigiste ou salarié/e permanent/e, détenteur ou détentrice d'une carte de presse ou non, le ou la journaliste peut travailler le week-end et les jours fériés, parfois même la nuit ! 

Des qualités rédactionnelles

D'une grande curiosité, le ou la journaliste possède une expression écrite et orale irréprochable, et une excellente culture générale. Esprit critique, capacité d'analyse et de synthèse sont également de rigueur. La maîtrise de l'anglais est souvent requise, une autre langue étrangère est souhaitable.

Maîtriser les logiciels

De plus en plus, on demande aux journalistes de maîtriser les logiciels de mise en pages et de montages audio ou vidéo, afin de livrer des contenus prêts à l'emploi. Tout comme savoir rédiger pour le web, réaliser des podcasts, faire des chroniques face caméra et/ou des décryptages pour les réseaux sociaux, manier des données locales ou hyperglobales... Maîtriser des données et en extraire des informations peut également être demandé aux data journalistes.

Une grande disponibilité

L'actualité ne s'arrête jamais ! Le ou la journaliste doit savoir travailler vite, tout en s'adaptant aux flux d'information. Ayant des délais de bouclage, il ou elle doit réagir immédiatement et se rendre disponible quand une nouvelle « tombe ».

Avec un bon carnet d'adresses

Quel que soit le média pour lequel il ou elle travaille, le ou la journaliste fait montre d'un bon relationnel. Avoir un réseau de personnes ressources lui permet de se tenir au courant de l'actualité dans un secteur précis, de trouver des idées d'articles, voire de décrocher un scoop. Un bon carnet d'adresses est essentiel pour réussir dans cette profession.

La convention collective nationale de travail des journalistes préconise d'être titulaire soit d'un diplôme adapté, soit d'un diplôme préparé dans les écoles ou universités reconnues par la profession (CY Cergy Paris Université, CFJ-Paris, Cuej-Strasbourg 3, Université SHS de Metz, Celsa-Paris 4, EJCAM-Marseille, EJT-Toulouse, ESJ-Lille, EJDG-Grenoble 3, IEP Paris, IFP-Paris, IPJ-Paris, IJBA-Bordeaux, IUT Lannion, IUT Tours, IUT Nice). L'entrée se fait sur concours (très sélectif) et sous condition d'âge. Les candidats doivent en principe être titulaires d'un bac + 2 ou d'un bac + 3, mais la plupart se présente avec un bac + 5.

La quasi-totalité des IEP (instituts d'études politiques) de province propose des spécialisations de 2e cycle qui débouchent sur des masters dans le secteur du journalisme.

Niveau bac + 3

BUT information-communication, parcours journalisme

Licence pro métiers de l'information : métiers du journalisme et de la presse

Une vingtaine de formations en école spécialisée accessibles après le bac

Niveau bac + 5

Masters Science politique, Journalisme ...

Quelques formations en école spécialisée accessibles avec un bac + 3

Salaire

Salaire du débutant

Entre 1830 et 2579 euros brut par mois, avec des variations importantes selon le type de journal et de média, et la région

Intégrer le marché du travail

Des spécialités variées 

En France, environ 35 000 journalistes détiennent la carte de presse. Il est possible d'exercer sans en être titulaire. C'est dans la presse écrite (presse quotidienne nationale et régionale, magazine, presse spécialisée, presse hebdomadaire régionale...) que l'on trouve le plus de journalistes (56%, mais ce chiffre décroît d'années en d'années), suivis de la télévision (18%), de la radio (10%), des agences de presse (8%) et autres (8%). La profession atteint presque la mixité (48 % de femmes). 

Un accès difficile

Même si les grands médias embauchent en priorité les diplômés issus des écoles reconnues par la profession, il n'y a aucune garantie de décrocher un emploi stable. La tendance sur le marché de l'emploi est aux profils polyvalents, maîtrisant les codes de l'écrit, du web, de la vidéo, capables de créer des contenus destinés aux réseaux sociaux.Très souvent, les jeunes journalistes doivent travailler "à la pige" pendant plusieurs années avant de décrocher un CDD (contrat à durée déterminée) ou un CDI (contrat à durée indéterminée). Ils collaborent ainsi, régulièrement ou non, avec un ou plusieurs médias, et sont payés au forfait (à l'article ou à la journée). Les pigistes représentent un quart des journalistes titulaires de la carte de presse.

Évolution de carrière

Après plusieurs années d'expérience, un ou une journaliste peut occuper un poste à responsabilités au sein d'une rédaction (chef ou cheffe de rubrique, rédacteur ou rédactrice en chef...). Il ou elle peut aussi se former à d'autres techniques et/ou spécialisations, pour évoluer et ajouter d'autres compétences à son profil, selon les évolutions du secteur des médias. 

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