Masseur-kinésithérapeute

Spécialiste du traitement des troubles du mouvement ou de la motricité, mais aussi des altérations des capacités fonctionnelles, le ou la masseur-kinésithérapeute adapte sa pratique aux patients. Il ou elle utilise des techniques spécifiques (étirements, contention, relaxation neuromusculaire, application de courants électriques, cryothérapie, balnéothérapie, pressothérapie…) adaptées à chaque patient ou patiente, pour mobiliser ou stimuler les tissus ou muscles endommagés ou altérés, pour effectuer une rééducation neuromusculaire, corrective ou compensatrice. Le ou la kiné doit tenir compte des capacités physiques et des impératifs de chacun ou chacune. Une personne âgée mettra, par exemple, plus de temps à récupérer. Un sportif ou une sportive de haut niveau devra se rétablir pour la prochaine compétition. Comme l'ergothérapeute, le ou la kiné donne des conseils pratiques sur la manière de s'asseoir, de porter des charges ou de se déplacer. Exerçant le plus souvent en libéral, ces professionnels peuvent exercer au sein d'un hôpital, d'un établissement thermal ou d'un centre de rééducation fonctionnelle. Les services de santé de l'armée et les hôpitaux militaires recrutent également.

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Le métier en détail

Surtout en libéral

Il y a environ 88 000 kinésithérapeutes. La grande majorité d'entre eux sont à leur propre compte, en exerçant en cabinet libéral. Les autres (environ 20%) sont salariés et exercent à l’hôpital,en clinique, en cabinet, en centre de rééducation, en maison de retraite, en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou dans des établissements thermaux. 

Avec les soignants

Le ou la masseur-kinésithérapeute rééduque le plus souvent sur prescription médicale, et tient informé le médecin prescripteur des résultats obtenus. Mais le travail d'équipe ne s'arrête pas là. Qu'il ou qu'elle exerce en libéral ou dans le secteur hospitalier, il ou elle reste toujours en étroite collaboration avec les soignants. À l'hôpital ou en clinique, en centre de rééducation, il ou elle fait partie d'une équipe inter-professionnelle constituée autour du patient.

En coordination

Les soins sont coordonnés entre les médecins et les autres professionnels paramédicaux (ergothérapeutes, psychomotriciens) ou autres (éducateurs). Selon les cas, il ou elle communique avec les services sociaux pour l'orientation des patients, des neuropsychologues pour avis, des fournisseurs d'orthopédie médicale, des orthoprothésistes pour la réalisation d'appareillages.

Bonne résistance physique

Une bonne résistance physique est requise pour manipuler les patients, répéter des exercices de rééducation, réaliser des gestes et des massages.

Écoute et observation

Du nourrisson au sportif de haut-niveau en passant par le cadre fatigué ou la personne âgée... les patients sont tous différents. Aux kinésithérapeutes de tenir compte de leur état physique et de leurs besoins. Ils doivent leur donner confiance, les encourager à persévérer dans leurs efforts, les remotiver et les stimuler dans leur parcours de soins. L'observation de l'évolution du patient est indispensable pour travailler efficacement.

Bon mental

Un bon équilibre émotionnel, une implication réelle dans la recherche de solutions adaptées à chaque situation et un accompagnement souple (selon l'évolution des patients) sont indispensables pour travailler avec des personnes parfois en grande difficulté (polytraumatisés, malades chroniques, handicapés...).

Curiosité scientifique

Pour rester au meilleur niveau et s'ouvrir des nouvelles possibilités d'intervention, les kinésithérapeutes s'informent et se forment tout au long de leur vie professionnelle.

Pour exercer ce métier, il faut être titulaire du DE (diplôme d'État) de masseur-kinésithérapeute. Préparé en 5 ans et de grade de master, le DE comporte une année de sélection universitaire  (PASS ou LAS, L1 STAPS, L1 biologie ou sciences de la vie et de la terre) et de 4 années de formation en IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie).

Niveau bac + 5

DE masseur-kinésithérapeute

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2040 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière

Intégrer le marché du travail

Toujours des emplois

Le métier de kinésithérapeute bénéficie de bonnes perspectives d'emploi. En plus des soins traditionnels, les besoins en professionnels de santé aptes à prendre en charge la dépendance et les handicaps augmentent. Les kinésithérapeutes peuvent se spécialiser dans leurs savoirs et se diversifier dans leurs pratiques. Grâce à la formation continue, ils restent au courant des dernières découvertes dans leur domaine. En s'appropriant les nouvelles techniques, ils élargissent leurs solutions thérapeutiques et leur offre de soins.

Bien choisir sa région

Les débouchés varient d'une région à l'autre, d'une ville à l'autre. Pour s'installer en libéral, mieux vaut éviter les grandes villes, et choisir une zone plutôt rurale, notamment dans le Centre, le Nord ou l'Est de la France.

En association

Les kinésithérapeutes s'associent souvent à des confrères ou à d'autres professionnels paramédicaux pour partager les frais d'installation. En hôpital public, les kinésithérapeutes peuvent, sur concours, accéder au corps de cadre de santé et devenir responsables d'un service ou formateur.

En Bretagne

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