Mécanicien/ne bateaux

  • Synonyme : agent/e de maintenance en mécanique navale mécanicien/ne à la pêche mécanicien/ne de marine
  • Métiers associés : mécanicien/ne de bord, mécanicien/ne de la Marine nationale, mécanicien/ne de quart, motoriste à la pêche
  • Niveau CAP, BEP fonctionnaire ; salarié

Le mécanicien bateaux est capable d'intervenir sur toutes les embarcations, qu'il s'agisse de bateaux de pêche, de plaisance ou de gros bateaux de la marine marchande. Il veille au bon fonctionnement du navire, procède au réglage et au contrôle des machines. Il assure l'entretien courant et effectue les réparations du moteur ainsi que des équipements annexes (treuils, poulies, chaudières, par exemple). Il peut aussi conduire certains bateaux. Ses activités sont variables en fonction de la taille du bateau. Un motoriste à la pêche peut être amené à participer aux opérations de pêche, tandis qu'un mécanicien à bord d'un gros bateau effectue des tâches précises sous les ordres d'un chef mécanicien. Comme tous les marins, les mécaniciens travaillent dans un milieu stressant (bruit, chaleur, exiguïté des locaux).

Mécanicien nautique

Le métier en détail

À terre ou en mer

Parmi les mécaniciens bateaux, on distingue ceux qui exercent à terre (à l'atelier, sur le quai ou à bord) et ceux qui sont navigants. Dans le premier cas, il s'agit de réparations sur des chantiers de construction navale ou nautique. Dans le second cas, les mécaniciens embarquent à bord de bateaux de tailles diverses. Si le mécanicien a souvent un rôle polyvalent sur les petites embarcations, sur les gros bateaux il effectue des tâches plus précises sous les ordres d'un officier mécanicien (dans la marine marchande) ou d'un chef mécanicien (en pêche maritime).

Par tous les temps

Les conditions varient énormément selon qu'il s'agit de pêche côtière à la journée ou de navigation en pleine mer entraînant souvent des absences de plusieurs semaines à plusieurs mois. En outre, l'humidité, le froid et les conditions climatiques demandent une bonne résistance physique.

Des horaires variables

Les horaires sont plutôt réguliers à terre. À l'inverse, ils peuvent être très irréguliers en mer. Le mécanicien navigant alterne des périodes de navigation et des périodes de congés plus ou moins longues.

Un physique à toute épreuve

Le métier nécessite souvent de la force et une très bonne condition physique. Le mécanicien est amené à soulever fréquemment des charges lourdes et il doit travailler avec le bruit des machines.

Rigueur et méthode

Le mécanicien bateaux connaît la mécanique, l'hydraulique, l'électronique, l'électricité. Il doit aussi maîtriser les principaux logiciels utilisés pour effectuer le diagnostic des pannes. Ses connaissances sont multiples, mais il possède un savoir-faire précis. Il lui faut savoir gérer son temps de travail : trouver les pièces nécessaires avec l'aide de l'ordinateur et chiffrer l'intervention dans les meilleurs délais. Le mécanicien bateaux doit être en mesure d'intervenir sur toutes les installations à terre comme en mer (bateaux de plaisance, de pêche...). Une certaine rigueur, de la logique et de la méthode sont indispensables pour diagnostiquer une panne et la réparer.

Solidaire et responsable

À bord d'un navire, le sens du travail en équipe, la solidarité, le respect des règles de sécurité et de vie en communauté sont incontournables.

Les études, du CAP au CS

Quatre diplômes sont envisageables en formation initiale :

Après la troisième, on peut préparer en deux ans le CAP maintenance nautique, ou en trois ans le bac professionnel électromécanicien marine ou maintenance nautique.

En un an après le bac, on peut préparer le certificat de spécialisation mécatronique navale.

La formation continue est également très présente pour les mécaniciens navigants. Elle permet, après expérience, de prendre rapidement des responsabilités .

 

Salaire

Salaire du débutant

Entre 2167 et 2300 euros brut par mois, en fonction des qualifications et de la taille du navire et du secteur d'exercice : la Marine nationale, la marine marchande ou la pêche

Intégrer le marché du travail

Des débouchés certains

L'industrie de la construction navale emploie à elle seule plus de 21 000 salariés, selon l'Observatoire de la métallurgie. Les mécaniciens bateaux peuvent exercer dans des secteurs extrêmement variés : Marine nationale, pêche artisanale ou industrielle, marine marchande, transport de passagers, industrie nautique ou navale, commerce et réparation navale.

Des perspectives d'évolution

Dans la Marine nationale, la pêche ou la marine marchande, un mécanicien bateaux peut évoluer en passant divers certificats et brevets par le biais de la formation continue : chef de quart, lieutenant mécanicien, second mécanicien, chef mécanicien. Un matelot mécanicien peut ainsi devenir chef mécanicien sur des bateaux de plus en plus puissants.

Se mettre à son compte

Il est également possible d'évoluer d'un secteur à l'autre, par exemple passer de la Marine nationale à la marine marchande ou à la pêche. Et pourquoi pas monter son propre chantier de réparation navale ?

En Bretagne

Métiers proches

Retour en haut de page