Pédicure-podologue

  • Métiers associés : Podo-orthésiste
  • Niveau Licence, Licence Pro libéral ; fonctionnaire

Le ou la pédicure-podologue traite les affections cutanées des pieds (durillons, cors, verrues plantaires, ongles incarnés, mycoses…) et corrige la posture des patients (chevauchement des orteils, voûte plantaire affaissée…). Il ou elle prend aussi en charge certaines pathologies du pied (diabète, malformations, problèmes de circulation sanguine...). En podologie, il s'agit de concevoir et de fabriquer des semelles orthopédiques et des orthèses plantaires destinées à corriger un pied plat, un pied bot ou « en dedans »... ou à compenser un défaut statique (dissymétrie, problème de genou ou mal de dos). Des connaissances en anatomie et en biomécanique sont indispensables. Au-delà du soin, les pédicures-podologues jouent un rôle de conseil auprès des patients sur les règles d'hygiène, le choix des chaussures ou les bons gestes à adopter. Il leur arrive de dépister une fracture, une artérite ou des troubles circulatoires. Ils orientent alors leurs patients et patientes vers des spécialistes : radiologue, phlébologue... 98 % des 14 400 pédicures-podologues exercent en cabinet libéral ou en cabinet pluridisciplinaire, en association avec des masseurs-kinésithérapeutes ou des rhumatologues. Les rares salariés travaillent dans le secteur hospitalier, public ou privé. 

Pédicure-podologue enlevant les durillons d'un pied
Pédicure-podologue © Adobe Stock
MET_pedicure_podologue.jpg

Le métier en détail

Bien choisir sa région

L'insertion ne pose pas de problème... à condition de ne pas s'établir dans une ville déjà saturée (Paris, Lyon, Marseille...). Les zones rurales, sous-dotées, offrent de réelles opportunités.

Essentiellement en libéral

Sur les 14 400 pédicures-podologues en exercice, 98 % d'entre eux travaillent dans un cabinet libéral ou dans un cabinet pluridisciplinaire. Les postes dans les hôpitaux ou les cliniques sont rares.

Parfois en déplacement

Quand ils peuvent se déplacer, les patients rencontrent les pédicures-podologues dans leur cabinet. Sinon, ce sont eux qui se rendent à leur domicile. Ils visitent aussi les personnes qui séjournent à l'hôpital et les pensionnaires des maisons de retraite.

Se mettre à niveau

Face à l'évolution des matériels de mesure, de diagnostic et d'imagerie, du déploiement des techniques et matériaux de pointe, mais aussi des normes d'hygiène et de stérilisation et de la prise en compte de la douleur... les pédicures-podologues suivent des mises à niveau de leurs pratiques et de leurs connaissances tout au long de leur vie professionnelle.

Pédagogie et précision

Professionnels de santé, appartenant au groupe des métiers de rééducation, les pédicures-podologues doivent faire preuve de discernement et d'analyse. Outre de bonnes relations humaines avec les patients (jeunes enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, handicapées ou dépendantes, sportifs, malades à risque, comme les personnes diabétiques, par exemple), ils possèdent d'indéniables aptitudes manuelles, effectuant leurs gestes avec douceur et précision, tout en expliquant au patient ce qu'ils lui font.

Le DE (diplôme d'État) de pédicure-podologue est obligatoire pour exercer ce métier. Quelques établissements recrutent après une première année universitaire en L.AS (licence avec option accès santé).

Niveau bac + 3

DE pédicure-podologue

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1945 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière
A partir de 2084 euros brut par mois, revenu mensuel moyen en libéral

Intégrer le marché du travail

Des débuts difficiles

S'installer à son compte nécessite de beaucoup investir au départ. Rachat ou création d'un cabinet, d'équipements... 3 ou 4 années sont souvent nécessaires pour se constituer une clientèle et vivre de son activité.

De nouvelles perspectives pour la podologie

Avec le vieillissement de la population, les pédicures-podologues devraient être davantage sollicités pour des soins courants. De même, la podo-pédiatrie, la prévention des lésions des pieds à risques font également partie des préoccupations majeures dans la protection de la santé du public.

Vers la recherche

Le développement du sport amateur et professionnel peut aussi être un nouveau créneau. Enfin, l'ouverture aux activités de recherche constitue un terrain propice au développement de la podologie à plus haut niveau, notamment dans les applications industrielles et militaires.

En Bretagne

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