Pisteur/euse secouriste

Quelles que soient les conditions météo, le pisteur ou la pisteuse secouriste est toujours en première position le matin pour aller glisser sur la piste. Veillant sur les skieurs, il ou elle vérifie le damage, place et contrôle les filets et les matelas de protection. Si un rocher dépasse, si le balisage d'une piste a bougé, il faut le signaler et rectifier le tir. Quand une coulée de neige menace, il peut être nécessaire de déclencher préventivement une avalanche et, quand la sécurité est garantie, ouvrir le domaine aux usagers de la piste. Toute la journée, l'équipe des pisteurs-secouristes s'organise pour accueillir et conseiller les skieurs, et intervenir si quelqu'un se blesse. Il faut alors du sang-froid pour rassurer la victime et l'évacuer en traîneau ou en barquette si la pente est trop raide. Et si la blessure est trop grave, le pisteur ou la pisteuse appelle l'hélicoptère. Travailler par tous les temps, y compris les week-end, exercer une autre activité professionnelle l'été... figurent parmi les contraintes à prendre en compte.

Le métier en détail

La forme !

Le pisteur ou la pisteuse secouriste est en communion avec la montagne, ce qui n'est pas toujours facile. Les grands espaces, le soleil, le plaisir de la glisse disparaissent parfois dans le froid, le vent ou le brouillard. La journée d'un pisteur ou d'une pisteuse commence à l'aube avec la préparation des pistes et se termine le soir quand on est certain que tous les skieurs sont rentrés. Les journées de travail durent de 7 à 8 heures par jour, toujours avec le sourire pour aider les skieurs à profiter au mieux de leur séjour.

Disponibilité

Les stations ne fermant ni durant les week-end ni durant les vacances, des permanences doivent être assurées. La vie personnelle ou familiale du pisteur ou de la pisteuse secouriste doit alors s'adapter. Excepté dans les plus petites stations, le travail se fait en équipe. Le métier est saisonnier et les pisteurs sont souvent embauchés en CDD (contrat à durée déterminée). Seuls les pisteurs employés par les grandes stations d'altitude ouvertes été comme hiver peuvent pratiquer ce métier toute l'année.

Bon niveau de ski

Les pisteurs secouristes maîtrisent les techniques de ski. Ils sont titulaires de la flèche ou du géant de vermeil, et ont réussi un test de ski alpin ou de ski nordique. La pratique d'une langue étrangère est un plus dans les stations touristiques.

Forme physique et sang-froid

L'exercice du métier pouvant se faire dans des conditions météo difficiles, une bonne condition physique est indispensable. Faire preuve de sang-froid, avoir un bon relationnel et le sens de la pédagogie pour rassurer des skieurs en difficulté ou secourir des personnes blessées ou en détresse est aussi indispensable.

Activité saisonnière

La plupart des pisteurs secouristes exerce une autre activité l'été, notamment dans le bâtiment, le sport (accompagnateur ou accompagnatrice en montagne, par exemple), l'agriculture, au service des pistes, dans le tourisme et le commerce.

Le BNPS (brevet national de pisteur secouriste) 1er degré comprend 2 options : ski alpin ou ski nordique. Pour accéder à la formation, il faut être âgé d'au moins 18 ans et être titulaire du PSC (premier secours citoyen). Il est même préférable de posséder l'unité d'enseignement PSE2 (premiers secours en équipe de niveau 2) qui donne la qualification d'équipier secouriste. Ouverte à tous, la formation au PSC dure une dizaine d'heures (préparation par l'Association nationale des professionnels de la sécurité des pistes ou dans les centres de la Croix-Rouge, de la Protection civile, des sapeurs-pompiers...). La formation dure 6 semaines et comprend un test technique de ski, un module de connaissance générale du milieu montagnard, des unités de formation consacrées au techniques de sauvetage, à la sécurité, à l'entretien des pistes etc. Son coût est d'environ 1850 €, mais il existe des possibilités d'aides financières. Dans certains lycées professionnels en zone de montagne, il est possible de préparer le BNPS 1er degré en complément d'un bac professionnel. Après le BNPS 1er degré, il est possible de préparer le BNPS 2e degré, puis le BNPS 3e degré.

Après la 3e

BNPS 1er degré option ski alpin ou ski nordique

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1823 euros brut par mois, hors primes

Intégrer le marché du travail

En station

Dans chaque station de ski, une entreprise de remontées mécaniques assure l'exploitation du domaine skiable. Ces entreprises affectent un quart de l'effectif à l'entretien et à la sécurité des pistes, mais les pisteurs sont repris d'une année sur l'autre et les places sont chères.

Pisteur 2e ou 3e degré

Après 2 saisons d'exercice, le pisteur ou la pisteuse secouriste peut obtenir le BNPS (brevet national de pisteur secouriste) 2e degré sous réserve d'être déjà détenteur du brevet national 1er degré. Après 3 saisons hivernales, le BNPS 3e degré, sous réserve d'avoir obtenu le BNPS 2e degré. Il ou elle s'occupe alors d'organiser les secours et les recherches en cas d'avalanche et sait maîtriser les interventions en terrain difficile. Avec le 3e degré, il ou elle exercera des responsabilités plus importantes et plus administratives : gestion des budgets et du personnel, réglementation, relation avec les autres services.

Se spécialiser

Après ses 2 premières saisons, le pisteur ou la pisteuse peut aussi se spécialiser. Artificier ou artificière, il ou elle déclenche les avalanches de manière préventive à l'aide d'explosifs. Maître-chien ou maîtresse-chien d'avalanches, son intervention permet de localiser les victimes d'une avalanche enfouies sous la neige. Observateur ou observatrice nivo-météorologiste, il ou elle fournit les informations sur les nuages, le vent, les températures, les précipitations, etc.

En Bretagne

Métiers proches

Retour en haut de page