Solier/ère-moquettiste

  • Niveau CAP, BEP salarié ; artisan

L'habillage des sols et des murs, c'est son affaire ! Le solier-moquettiste, ouvrier du bâtiment spécialisé dans la finition, intervient après le maçon et le plâtrier. À lui de nettoyer, poncer, voire décaper les surfaces et faire l'enduit avant de poser le revêtement (linoléum, moquette, mosaïque, plastique, tissu...) choisi en fonction de l'usage de la pièce (séjour, salle de jeux, bureau...), du style du mobilier et de l'esprit du lieu. Au fait des derniers matériaux et techniques de pose, il doit être organisé et minutieux dans son travail. Polyvalent, il est très apprécié sur les chantiers.

Le métier en détail

Artisan indépendant ou salarié

Le solier-moquettiste peut exercer sous différents statuts : artisan installé à son compte ou salarié d'une entreprise spécialisée.

Nombreux déplacements

Le solier-moquettiste se rend sur le chantier (chez un particulier, dans une entreprise, un commerce, une collectivité locale..) afin d'évaluer avec précision la quantité de matériaux à commander, le temps et les techniques nécessaires à sa réalisation. Des chantiers à l'approvisionnement chez les fournisseurs, en passant par les clients, il se déplace souvent en début de chantier.

Bonne résistance physique

Une solide constitution physique est recommandée. Le solier-moquettiste peut passer des heures sur des échelles, à genoux ou plié en deux ; il est aussi amené à transporter des rouleaux de matériel. Toutefois, ce métier du bâtiment s'exerce à l'abri des intempéries, car le travail a lieu en intérieur.

Savoir lire des plans et manier les bons outils

Avant de commencer un chantier, le solier-moquettiste gère les étapes préliminaires comme la lecture de plan, la prise de mesures, le calcul dimensionnel, le choix des produits et le montage des structures porteuses (échafaudage, étaiement, plateforme). Cutters à lame courbe ou plate, coup de genou, marteaux de tapissier, pinces et tenailles, agrafeuses manuelles ou pneumatiques, tendeuses et compresseurs... sont autant d'outils nécessaires aux diverses tâches dont s'occupe le solier-moquettiste. Et à chaque revêtement, sa colle spécifique.

Minutie et bon relationnel

Ce professionnel doit être extrêmement organisé et minutieux. Au-delà de ses compétences manuelles, il est doté de qualités relationnelles et d'un sens esthétique certain, afin de conseiller au mieux ses clients. Son avis est précieux pour le client, au moment des choix : en effet, n'importe quel revêtement ne s'applique pas sur n'importe quel support.

Polyvalence

Professionnel de la finition, le solier-moquettiste peut être amené à effectuer de petits travaux d'électricité et des reprises de peinture.

Le CAP constitue la formation de base exigée par les entrepreneurs. Pour accéder à plus de responsabilités, le bac professionnel ou le BP sont nécessaires.

Après la 3e

CAP peintre applicateur de revêtements

Niveau bac

Bac professionnel aménagement et finition du bâtiment

BP peintre applicateur de revêtements

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1823 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Un spécialiste recherché

Ce professionnel peut se spécialiser dans la pose de certains types de revêtements, tels que la mosaïque, le textile ou le tissu mural. Si les entreprises de pose de revêtements divers offrent les débouchés les plus nombreux, il peut aussi se tourner vers les structures spécialisées en matériaux antifeu, antistatiques, en revêtement de blocs opératoires, de salles de sport, de salles informatiques... Les magasins et grandes surfaces ont, en outre, besoin de spécialistes connaissant bien le travail pour vendre les matériaux et le matériel.

Devenir chef d'équipe

Après quelques années d'expérience professionnelle, le solier-moquettiste peut devenir chef d'équipe ou chef de chantier, en particulier s'il est titulaire d'un bac professionnel.

Créer son entreprise

S'installer à son compte est plus facile que dans d'autres professions car l'investissement de départ ne comprend que peu d'outillage. Il faut néanmoins posséder des bases en gestion et en techniques commerciales. En suivant une autre formation, une évolution vers des métiers proches : carreleur, peintre, plâtrier... est possible.

En Bretagne

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