Sportif/ve de haut niveau

  • Synonyme : athlète de haut niveau handisportif/ive de haut niveau para-athlète parasportif/ve sportif/ive professionnel/le sportif/ve handisport
  • Métiers associés : E-sportif/ve, Footballeur/euse
  • Sans niveau spécifique

Basket, ski, équitation... être sportif de haut niveau n'est pas un métier mais un statut que l'on occupe un temps, parfois assez court, en fonction de ses résultats. Avoir une passion pour le sport ne suffit pas à atteindre les sommets. Il faut faire preuve de discipline et s'entraîner chaque jour, enchaînant stages, préparation physique et mentale, etc. Il faut également organiser sa vie quotidienne en fonction des exigences de sa carrière sportive, qui comprend de nombreux déplacements. Une carrière sportive pour faire rayonner son pays et promouvoir la pratique et les valeurs du sport ne dure que 10 à 25 ans en moyenne. Il faut donc préparer sa reconversion en s'orientant vers l'enseignement, l'entraînement, le journalisme, la communication, le commerce... avant la trentaine.

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Le métier en détail

Peu d'élus

Le sport de haut niveau est reconnu par le ministère chargé des Sports dans des disciplines représentées au plan international. Il est régi par différents textes législatifs et réglementaires et la charte du sport de haut niveau. Sont qualifiés de sportifs de haut niveau les sportifs inscrits sur la liste arrêtée par le ministère, dans les catégories Élite, Senior, Relève, ou Reconversion. En 2023, on recensait 5 388 sportifs de haut niveau répartis dans les catégories Élite (1 002), Senior (1 268), Relève (2 998) et Reconversion (120) et dépendant de 66 fédérations (37 unisport olympiques ; 27 unisport non olympiques ; 2 multisports en charge du parasport). La fédération handisport comptait 209 sportifs de haut niveau, se classant à la 7e place (sur 10) derrière les fédérations comptant le plus grand nombre de sportifs de haut niveau : cyclisme, athlétisme, ski, basket-ball, voile, judo. Et devançant la natation, le rugby et le volley-ball.

Des aides financières distinctes

À la différence du sport professionnel (branche du sport fédéral ou sportifs vivant des revenus issus de leur pratique sportive en dehors d’un cadre fédéral), le sport de haut niveau se compose d'amateurs (avec un niveau de pratique élevé) qui bénéficient d'aides financières de l'État ou des collectivités territoriales, pour participer à de grands événements sportifs (jeux olympiques, championnats du monde, d'Europe ou de France) et y performer. Ils peuvent percevoir d'autres sources de financement selon leurs résultats sportifs et leurs contrats de sponsoring.

Aménagements possibles

Les sportifs universitaires peuvent bénéficier d'aménagements de scolarité, de dérogations ou de dispenses d'épreuves pour intégrer certains établissements. L'emploi du temps est généralement assez dense, avec des déplacements fréquents pour participer aux compétitions, en France comme à l'étranger.

 

De la passion... et des efforts

La route menant aux médailles peut être longue et le succès n'est jamais garanti. La passion pour un sport est le moteur indispensable mais elle ne suffit pas. Le sport de haut niveau impose sacrifices et efforts quotidiens pour entretenir sa condition physique (toujours ) et mentale. Force de caractère, rigueur, discipline, détermination, patience et persévérance sont nécessaires pour résister à la pression des compétitions et aux éventuelles remises en cause dues aux blessures, aux surentraînements ou aux échecs.

Maîtriser son matériel

Certains sports impliquent des connaissances et des savoir-faire particuliers. C'est le cas du sport automobile, du ski, du cyclisme, de la voile, par exemple, où il faut apprendre certaines techniques de manipulation, certains réglages... et être capable d'en assurer la maintenance de base. En équitation, une parfaite complicité avec sa monture est impérative.

Travail d'équipe et rétrocontrôle

La réussite d'une carrière nécessite de suivre les conseils des entraîneurs, de s'intégrer à une équipe (coach, préparateur sportif ou mental, diététicien, kiné...), d'apprendre à accepter la critique et de revoir ses méthodes d'entraînement pour atteindre ses objectifs. Il faut aussi parfois accepter de se délocaliser dans un autre pays pour y apprendre d'autres façons de travailler pour évoluer.

Il n'existe pas de diplôme de sportif de haut niveau, mais le chemin vers les podiums est balisé. Il commence au niveau des fédérations sportives qui repèrent les jeunes talents et leur propose d'intégrer leurs centres de formation, un pôle Espoir, un Creps (Centre régional d'éducation populaire et de sport) ou l'Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance) et d'accéder à l'un des 2 programmes de PPF (projets de performance fédéraux) : programme d'excellence pour le haut niveau ou programme d'accession. Chaque année, le directeur technique national de chaque fédération propose plusieurs listes de sportifs qui sont ensuite validées par le ministère chargé des Sports.

 

 

Salaire

Salaire du débutant

Variable en fonction de la discipline sportive, des performances et de la notoriété de l'athlète

Intégrer le marché du travail

Reconversion obligatoire

Durée moyenne d'une carrière sportive : entre 10 et 25 ans (selon la discipline). Avant d'atteindre la trentaine, le sportif ou la sportive de haut niveau doit réfléchir à sa reconversion. Naturellement, il ou elle peut devenir à son tour entraîneur sportif ou entraîneuse  sportive, ou encore s'orienter vers les fonctions de consultant technique, de commentateur sportif, de responsable d'une enseigne vestimentaire sportive ou d'un club de remise en forme,... Des places lui sont également réservées dans certaines formations paramédicales, ou encore dans l'éducation physique et sportive, sans forcément passer les concours d'accès (y compris certains de la fonction publique).

En Bretagne

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