Coopérative d’activité et d’emploi : entreprendre autrement

Coopérative d’activité et d’emploi : entreprendre autrement

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Coopérative d’activité et d’emploi : entreprendre autrement

Etre en même temps entrepreneur·e, salarié·e et associé·e, c’est possible grâce aux coopératives d’activité et d’emploi. Cette alternative à la création d’entreprise classique permet de tester son activité en limitant les risques.

Un stand partagé entre les CAE Astrolabe et Oxalis
Coopérative d’activité et d’emploi : entreprendre autrement © Oxalis / Astrolabe

Vous souhaitez porter un projet mais vous appréhendez les démarches de création d’entreprise ? La coopérative d’activité et d’emploi (CAE) peut vous intéresser ! 

« Quand tu montes un projet, tu as déjà beaucoup à faire : recherche de clients, définition d’un produit, d’une politique prix. Avec la CAE, tu te soustrais à la gestion administrative qui ne présente pas de valeur ajoutée pour toi. Cela permet de te concentrer sur ton métier », explique Florent Le Saout, co-fondateur et co-gérant d’Astrolabe, coopérative spécialisée dans le numérique. La CAE fournit ainsi un cadre juridique qui permet aux entrepreneur·es – salarié·es de convertir leur facturation en salaire une fois les cotisations versées.

Tous les porteurs et porteuses de projet peuvent intégrer une CAE à l’exception des professions réglementées par un ordre (avocat, médecin, etc.). « Nous accueillons autant des métiers de services que des métiers du faire, raconte Cécilia Monneau, accompagnatrice pour la CAE Oxalis. En revanche, nous acceptons seulement les projets mûrs (expériences de micro-entreprise, en freelance, commande déjà bouclée, etc.). » Les modalités d’entrée diffèrent toutefois d’une coopérative à une autre, renseignez-vous directement auprès de la structure qui vous intéresse. À noter, il existe des CAE spécialisées dans un domaine : bâtiment, numérique, etc.

Avec la CAE, tu te soustrais à la gestion administrative qui ne présente pas de valeur ajoutée pour toi. Cela permet de te concentrer sur ton métier

Entrepreneur·e, salarié·e et associé·e

« Le CAPE (Contrat d’appui au projet d’entreprise), c'est le premier contrat que les entrepreneur·es vont signer en arrivant chez nous », explique Cécilia Monneau. Cela va leur permettre de bénéficier de tous les services, donc de porter leur projet et de commencer à facturer ». Ce contrat ne change pas le statut social des personnes concerné·es, qui peuvent continuer à toucher leurs allocations Pôle emploi ou le RSA le cas échéant.

Le CAPE a une durée limitée à 3 ans. Passé ce délai, il est possible de poursuivre en devenant salarié de la CAE avec tous les droits associés (chômage, retraite, protection en cas d’accident du travail, etc.).

En contrepartie des services proposés, chaque porteur·euse de projet verse un certain pourcentage de son chiffre d’affaires. On appelle ça la contribution coopérative. Elle sert à financer l’équipe qui accompagne et gère les activités, les locaux, l’animation du réseau, etc.
 

Accompagnement et coopération

« Nous avons l'obligation de réaliser un certain nombre de sessions d'accompagnement dans une année. Chaque entrepreneur a un accompagnateur·rice dédié·e pour le soutenir dans son chemin, que ce soit pour des questions d’ordre économique, social, commercial, etc. », explique Cécilia Monneau. 

Comme son nom l’indique, la CAE met également en avant l’esprit de coopération. « Chacun·e participe à la construction d’outils communs et aux décisions qui sont prises […] Ce qui nous définit tous et toutes, c'est qu'on est coopérateur·rice », affirme Cécilia Monneau.

Cette organisation favorise la mise en réseau. « On essaye toujours de promouvoir la coopération interne. Chez Astrolabe, il n’y a pas de contribution coopérative quand on facture au sein de la CAE entre les membres », affirme Florent Le Saout.

Reconnues juridiquement depuis 2014, les 155 CAE de France comptent aujourd’hui près de 12 000 entrepreneur·es
 

Les CAE en Bretagne

Il existe 12 CAE en Bretagne :

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