Auxiliaire de puériculture

En crèche ou en halte-garderie, l'auxiliaire de puériculture s’occupe d’enfants dès leur 3 mois. Son rythme est calé sur celui des tout-petits : les faire manger, les changer, les surveiller pendant la sieste et leur proposer des activités d’éveil. Dans une maternité, il s'agit d'apporter les soins d'hygiène et de confort aux nourrissons : surveiller leur poids, prendre leur température, préparer les biberons, etc. Sans oublier de montrer aux parents comment donner le bain à leur bébé, comment le changer, etc. En pédiatrie, il ou elle participe au suivi des pathologies d'enfants, de 0 à 18 ans. En PMI (protection maternelle et infantile), l'auxiliaire accueille les jeunes familles, et assiste les pédiatres ou les puériculteurs et puéricultrices lors des consultations et visites à domicile. En pouponnière, qui héberge des tout-petits en situation familiale difficile, il faut savoir les rassurer. L'auxiliaire de puériculture accompagne aussi des enfants en situation de handicap en IME (institut médico-éducatif). Pour exercer ce métier, aimer les enfants ne fait pas tout ! Cela demande d'être disponible, de faire preuve de rigueur, d'être à l’aise avec le travail en équipe et dans les échanges avec les familles. La patience et une bonne résistance physique sont aussi nécessaires pour évoluer dans un univers bruyant et à un rythme soutenu. Des évolutions sont possibles vers d'autres métiers de la santé ou de l'éducation, moyennant une formation supplémentaire.

Une auxiliaire de puériculture couche un bébé dans lit
Victoria Morvan, auxiliaire de puériculture, Crèche Marie Béquet de Vienne Brest © Franck Betermin
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Le métier en détail

Au sein d’une équipe

Hôpital, maternité ou crèche, quel que soit le type d'établissement, l'auxiliaire de puériculture travaille toujours en collaboration avec une équipe pluridisciplinaire constituée de personnels de santé, de l’éducation et/ou du social. L'activité professionnelle peut être placée sous la responsabilité d’infirmiers, de puériculteurs, de médecins ou de pédiatres.

Horaires variables

En crèche et en halte-garderie, les horaires de travail sont calés sur ceux des parents. Dans les grandes villes, certaines sont ouvertes tard en soirée. En revanche, à l'hôpital ou en clinique, la continuité des soins impose une présence des personnels 24 heures/24. L'auxiliaire de puériculture travaille donc par roulement dans les équipes de jour et de nuit, y compris les week-ends et les jours fériés.

Exigeant physiquement

L’exercice auprès d’enfants peut s'avérer éprouvant physiquement. L'auxiliaire de puériculture se tient souvent debout, porte les enfants, s'agenouille afin de se mettre à leur hauteur, déplace du matériel... Dans une crèche par exemple, il ou elle peut travailler sur des petites chaises ou au sol. Par ailleurs, l'environnement est souvent bruyant et le rythme, intense.

Patience et vigilance

Travailler toute la journée avec des enfants, au milieu du bruit demande de la patience et de savoir garder son calme en toutes circonstances. L’auxiliaire de puériculture doit avoir un bon sens de l'observation pour assurer leur sécurité et déceler des comportements inhabituels. Face à des situations difficiles (maladie, handicap…), il faut pouvoir s'appuyer sur un mental solide. Enfin, si aimer les enfants est essentiel pour exercer auprès d’eux, il est nécessaire de trouver la bonne distance : ne pas trop s’attacher, ni vouloir remplacer leur famille.

Pédagogie et énergie

Contribuer au développement de l’enfant demande d’être pédagogue. L'auxiliaire de puériculture doit aussi combiner esprit d'initiative, dynamisme et imagination pour proposer des activités d’éveil et des projets pédagogiques. Quant au sens de l'animation, il permet de susciter l’intérêt des enfants, tout en faisant preuve d’autorité si besoin.

Qualité de communication

Pour apporter une meilleure prise en charge des enfants, l'auxiliaire de puériculture se coordonne avec les professionnels de son équipe ou extérieurs (infirmiers, puériculteurs, éducateurs, médecins...). Le sens du travail en équipe est de mise. Par ailleurs, il ou elle échange régulièrement avec les parents ou autres membres de la famille, afin de les informer, de les rassurer et de leur donner des conseils, ce qui demande des compétences en communication.

Le DE (diplôme d'État) auxiliaire de puériculture, obligatoire pour exercer, se prépare en 1 an au sein d'établissements spécialisés. L'accès se fait, à partir de 17 ans au minimum, sans condition de diplôme, sur dossier et entretien. Des allègements de formation ou de stages sont possibles pour les titulaires du bac professionnel accompagnement, soins et service à la personne ; du bac professionnel services aux personnes et animation dans les territoires ; du CAP accompagnant éducatif petite enfance, du DE accompagnant éducatif et social, du DE aide-soignant, et du DE ambulancier.

Après la 3e

DE (diplôme d'État) d'auxiliaire de puériculture

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1823 euros brut par mois, dans le secteur privé
A partir de 1873 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière
A partir de 1836 euros brut par mois, dans la fonction publique territoriale

Intégrer le marché du travail

D'importants besoins

Si les débouchés varient selon les régions, les auxiliaires de puériculture sont particulièrement attendus au sein des crèches et des haltes-garderies ou des services pédiatriques. D’autres secteurs deviennent également porteurs, par exemple les soins à domicile, les services de néonatalogie (accueil et soins des bébés malades ou prématurés) ou les structures médico-éducatives (accompagnement des enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme, par exemple).

Mobilité et évolution

Pour les auxiliaires de puériculture, la mobilité est courante d'une structure à l'autre et d'un service à l'autre, des urgences à l’hôpital au travail en crèche par exemple. Après 3 ans d'expérience, il est par ailleurs possible d'évoluer vers les métiers d'éducateur ou éducatrice de jeunes enfants ou d'infirmier ou infirmière en suivant une nouvelle formation. De quoi gagner en responsabilités, avoir un poste de coordination et/ou effectuer des soins infirmiers. À noter : pour devenir puériculteur ou puéricultrice, il faut suivre une seconde formation après avoir obtenu le diplôme d'infirmier.

En Bretagne

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