Conseiller/ère en fusion-acquisition

  • Synonyme : analyste en fusions-acquisitions banquier/ère conseil M&A (mergers and acquisitions) chargé/e d'affaires en fusions-acquisitions manager mergers and acquisitions responsable des fusions-acquisitions
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat salarié

Bien viser sa cible... c'est l'objectif de la conseillère ou du conseiller en fusions-acquisitions. Quand deux entreprises veulent fusionner, les équipes de fusion-acquisition des grandes banques les accompagnent. Leurs clients ? Les sociétés qui veulent se diversifier ou, au contraire, se recentrer sur leur coeur de secteur. Pour cela, elles vendent des filiales non stratégiques, rachètent une autre entreprise ou fusionnent. Après une étude du marché, le conseiller ou la conseillère en fusions-acquisitions propose donc à son client des cibles potentielles. Une fois l'idée de rachat d'une société actée vient le temps du montage financier de l'opération, des négociations et, enfin, la conclusion de l'affaire, qui est loin d'être systématique. Tout un processus très long qui dure de quelques mois à 2 ans. Il faut donc résister au stress et être à l'aise avec les clients.

Le métier en détail

Banque ou entreprise

Le conseiller ou la conseillère en fusions-acquisitions peut travailler dans une banque d'affaires ou dans un cabinet de conseil financier. Il ou elle peut aussi intégrer directement une grande entreprise. En effet, les grands groupes préfèrent employer leurs propres conseillers pour mener à bien leur stratégie.

Entouré de spécialistes

Le plus souvent, le conseiller ou la conseillère travaille avec une équipe de spécialistes en droit, en fiscalité ou en marchés financiers. Certaines banques organisent leur département fusions-acquisitions par spécialités. Chaque collaborateur ou collaboratrice ne travaille alors que sur un type d'opération : les dossiers de fusion-rachat de sociétés ou encore ceux d'introduction en Bourse. Le travail peut également être réparti par secteurs spécifiques : automobile, industrie ou télécommunications.

Avec de l'expérience

Plus le conseil est expérimenté, plus il faut s'investir dans l'élaboration des opérations et participer aux négociations. La nature du travail dépend aussi de la taille du projet, et l'importance de la mission conditionne le nombre d'équipiers.

Expertise et sens du risque

Ce métier exige des compétences en finance et en droit, mais également des connaissances sur les activités commerciales et comptables. Au quotidien, les qualités personnelles du conseiller ou de la conseillère sont essentielles. Il faut puiser dans ses ressources de réactivité et dans sa capacité d'analyse pour le diagnostic des situations, mais aussi dans sa créativité et son sens du risque pour la conception des scénarios financiers.

Bon relationnel

Les opérations de rapprochement d'entreprises sont d'une extrême complexité. Celle-ci est due aussi au nombre d'acteurs impliqués dans le processus : dirigeants, banquiers, experts-comptables, conseils, acquéreurs, etc. Intervenant à toutes les étapes de la transaction, le conseiller ou la conseillère doit savoir s'adapter à son interlocuteur et avoir de vrais talents de négociateur.

Globe-trotter polyglotte

Dans un contexte de mondialisation, il est indispensable d'être parfaitement bilingue, voire trilingue. Très souvent en déplacement à travers le monde, le conseiller ou la conseillère doit également faire preuve d'une totale disponibilité.

Le niveau de qualification pour ce poste est élevé. Les banques d'affaires recrutent des jeunes diplômés des meilleurs écoles de commerce et d'ingénieurs, souvent titulaires de mastères spécialisés et/ou de MBA en finance.

Les masters universitaires en finance d'entreprise, ingénierie financière ou comptabilité, contrôle, audit sont une autre possibilité. Idéalement, ce cursus se complète avec un diplôme de la filière expertise comptable (DSCG ou DEC) ou un mastère spécialisé. Une première expérience en audit ou en banque d'affaires est souvent demandée.

Niveau bac + 5

diplôme d'école supérieure de commerce et de gestion (ou MBA - master of business administration)

diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG)

diplôme d'école d'ingénieur (ingénierie financière)

master droit et finance ; finance ; monnaie, banque, finance, assurance ; comptabilité, contrôle, audit

Niveau bac + 6 et plus

diplôme d'expertise comptable (DEC)

mastère spécialisé dans le domaine de la finance

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 3300 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Plus nombreux, plus compétitifs

La mondialisation a multiplié les contrats (ou deals) potentiels et les a rendu de plus en plus complexes. Cette évolution du marché a poussé à une professionnalisation accrue des conseillers en fusions-acquisitions. Plus nombreux et plus compétitifs, ces spécialistes acceptent la mobilité, y compris à l'international.

Vers des postes de direction

Les jeunes diplômés débutent généralement comme auditeurs ou analystes juniors avant d'acquérir une certaine expertise. C'est un métier très formateur. L'évolution classique consiste à mener des transactions de plus en plus nombreuses et importantes. Autour de la trentaine, on peut devenir senior. Si les possibilités d'évolution vers d'autres filières restent limitées, le métier ouvre vers des postes de direction comme directeur financier d'une entreprise cliente ou associé-gérant dans une banque spécialisée dans le conseil aux entreprises.

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