Géomètre-topographe

L'oeil rivé dans le viseur de son tachéomètre, le ou la géomètre-topographe mesure et délimite le terrain et les propriétés du sous-sol. On peut aussi le, ou la, solliciter pour estimer la valeur d'un bien foncier ou encore pour établir le plan de récolement (travaux réellement réalisés), indiquant les données techniques à jour, au moment de la clôture d'un chantier, dans les travaux publics, par exemple. Il ou elle travaille en extérieur sur un chantier, mais aussi dans un bureau sur son ordinateur, avec des logiciels spécialisés et des technologies de pointe. Lors de la conception, il ou elle joue le rôle de maître ou maîtresse d'oeuvre et de conseil. Rapidité et minutie dans l'exécution, sens de des volumes dans l'espace, excellente vue... sont nécessaires pour exercer. Travaillant en équipe, il ou elle rencontre de nombreuses personnes (architectes, propriétaires, élus, chefs de chantier, etc.). Il ou elle peut travailler en entreprise privée (spécialisée dans la construction d'autoroutes, par exemple) ou pour un établissement public. Dans ce cas, il ou elle est fonctionnaire au sein d'une collectivité locale, dans les services techniques d'une ville, etc. Pour être géomètre expert ou géomètre experte à son compte, il faut obtenir l'aval d'une commission professionnelle et être titulaire d'un bac + 5.

Photo d'Olivier Quéré, géomètre-topographe chez Cornouaille Ingénierie Topographie à Quimper dans le Finistère.
Olivier Quéré est géomètre-topographe chez Cornouaille Ingénierie Topographie à Quimper dans le Finistère. © Franck Bétermin
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Le métier en détail

Dehors et au bureau

La diversité des études et les changements de lieux de travail sont la règle dans ce métier. Au quotidien, le ou la géomètre-topographe partage son temps entre les relevés sur le terrain et la finalisation de son étude au bureau. Il ou elle passe, en moyenne, 3 journées par semaine à l'extérieur pour réaliser des relevés topographiques (en ville ou à la campagne) et 2 jours au bureau pour calculer et interpréter les mesures prises. Dans les travaux publics, le technicien ou la technicienne géomètre, vêtu de l'équipement de protection adapté, se déplace sur le chantier pour planter les piquets de repérage, matérialiser les pentes pour les conducteurs d'engins, contrôler l'altimétrie, un nivellement etc.

Des techniques sophistiquées

Le métier utilise des techniques de pointe : logiciels de métré ou de DAO (dessin assisté par ordinateur), SIG (systèmes d'information géographique). Parmi elles, le LiDAR (light detection and ranging ou laser imaging detection and ranging) est une technologie de télédétection par faisceau de lumière, qui permet de capturer les surfaces d'un objet ou d'un espace en 2D ou en 3D (dimensions), à partir de systèmes mobiles (voitures, avions, drones...) capables de scanner, à travers l'air et la végétation, des zones difficilement accessibles.

Des interlocuteurs variés

Pour mener à bien toutes ses missions, le ou la géomètre-topographe rencontre de nombreux interlocuteurs : représentants de l'État, particuliers, professionnels de l'immobilier, élus locaux, chefs de projet des collectivités territoriales, architectes, urbanistes, paysagistes, notaires, avocats, chefs de chantier...

Rigueur et observation

Le ou la géomètre-topographe doit avoir l'oeil pour établir ses relevés sur le terrain, rien ne doit lui échapper : surfaces, reliefs, volumes, altitude, etc. Il ou elle doit donc avoir le sens de l'espace, en particulier pour appréhender les reliefs. Certains relevés nécessitant une précision au millimètre, posséder une excellente vision est un atout. Il faut faire preuve de minutie, de précision et apporter beaucoup de soin à son travail. Les résultats délivrés doivent être détaillés, car la moindre erreur peut engendrer des coûts supplémentaires importants.

Polyvalence et méthode

De retour au bureau, il faut calculer et interpréter les mesures prises sur le terrain, dessiner les plans et les cartes sur ordinateur. Maîtriser le dessin en 3D (dimensions) et être à l'aise avec le traitement des données par informatique est nécessaire. Disposer de connaissances en topographie et en droit foncier permet de tirer des conclusions en synthétisant de nombreux documents et des données variées. Il faut ensuite transmettre ces informations en s'assurant qu'elles sont compréhensibles par tous : clients, fournisseurs des travaux publics, etc.

Adaptation et résistance

Le ou la géomètre-topographe doit s'adapter à des environnements de travail très différents, par tous les temps. Les déplacements sont nombreux et les chantiers variés : un lotissement de ville, un pont ou une route en construction...

Si l'on peut exercer avec un bac + 2, un bac + 5 est exigé pour devenir géomètre expert libéral. Il existe aussi un TP (titre professionnel) accessible par la formation continue.

Niveau bac + 2

BTS métiers du géomètre-topographe et de la modélisation numérique

TP géomètre-topographe d'entreprise du bâtiment et des travaux publics

Niveau bac + 5

Diplôme d'ingénieur topographe

Master spécialisé en optique, urbanisme, aménagement, géomatique, génie civil...

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1801 euros brut par mois, pour un assistant géomètre de niveau technicien
A partir de 2300 euros brut par mois, pour un géomètre topographe de niveau ingénieur

Intégrer le marché du travail

Dans le secteur privé...

Le ou la géomètre-topographe peut travailler dans les cabinets de géomètres experts, les sociétés de topographie, le bureau d'études des entreprises de travaux publics ou des sociétés d'autoroutes. Dans l'industrie pétrolière ou minière, les géomètres-topographes sont chargés de la mise en place de machines ou du contrôle des installations. Leur activité s'exerce souvent à l'étranger.

... ou le secteur public

Dans le secteur public, les géomètres-topographes travaillent au service du cadastre, à l'IGN (Institut national de l'information géographique et forestière), dans les services topographiques des entreprises publiques, dans les services techniques des villes et collectivités territoriales ou des DDT (directions départementales des territoires).

S'orienter vers l'expertise

Le géomètre expert ou la géomètre experte exerce une profession libérale. Sa formation technique s'accompagne d'une formation juridique. Il ou elle peut diriger un cabinet privé et superviser plusieurs employés. Mener des études d'expertise immobilière et participer à l'élaboration des POS (plans d'occupation des sols) fait partie de ses activités. Pour devenir géomètre expert DPLG (diplômé par le gouvernement) et être inscrit à l'Ordre des géomètres experts, il faut effectuer un stage de 2 ans dans un cabinet de géomètres experts et suivre des modules de formation.

En Bretagne

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