Costumier/ère

  • Synonyme : assistant/e costumier/ère concepteur/trice de costumes costumier/ère de scène costumier/ère-réalisateur/trice couturier/ère spectacle créateur/trice de costumes
  • Métiers associés : Décorateur/trice scénographe, Maquilleur/euse artistique
  • Niveau Licence, Licence Pro artisan ; salarié intermittent du spectacle

Créer les costumes d'un film ou d'un spectacle est un art. Il ne suffit pas de trouver l'étoffe, la couleur et la forme qui seront en harmonie avec la mise en scène, les décors et la psychologie des personnages. Pour un film historique, il faut mener des recherches afin de reconstituer l'esprit de l'époque. Selon le budget alloué, le costumier ou la costumière fabrique les modèles, chine ou loue les costumes. Au cinéma, le travail se fait en collaboration avec les réalisateurs et chefs décorateurs. Dans le spectacle vivant, avec les metteurs en scène, chorégraphes ou décorateurs-scénographes. Le métier nécessite de bonnes bases en couture ainsi que de la créativité. Il s'exerce généralement en tant qu'intermittents du spectacle et offre peu de débouchés.

Le métier en détail

En atelier et à l'extérieur

La costumière, le costumier travaille dans un atelier de confection, en amont du spectacle ou du tournage. Ils se déplacent aussi chez les fournisseurs ou loueurs de costumes. Il sont également présents sur les plateaux de tournage, dans les loges ou dans les coulisses des lieux de représentation. L'été, ils peuvent accompagner les artistes sur la route des festivals; leur calendrier suit alors le rythme des horaires décalés propres au secteur artistique : soirée, week-end ou jours fériés.

Au sein d'une équipe

Les costumiers travaillent en étroite relation avec les metteurs en scène, les responsables de la production, les décorateurs-scénographes, les maquilleurs... Ils peuvent coordonner une équipe composée de couturiers, tailleurs, chapeliers, bottiers, habilleurs, etc. Ils gèrent également les fournisseurs. Ils sont proches des acteurs, notamment lors des essayages.

Intermittent du spectacle

Dans la majorité des cas, ils ont le statut d'intermittent du spectacle : les postes de permanent sont rares. Habitués à l'alternance de périodes d'activité et de chômage, ils se tiennent constamment à l'affût des éventuelles collaborations et entretiennent leur réseau professionnel afin de limiter les périodes d'inactivité.

Créativité et culture

Son imagination fertile ne l'empêche pas de s'inspirer des modèles conçus par ses prédécesseurs et de respecter certaines règles. Les costumiers connaissent l'histoire de l'art, du spectacle et du costume, son évolution à travers les siècles, les techniques de coupe propres à chaque époque. Cela permet d'adapter les vêtements à chaque période de l'histoire, selon le contexte de la production artistique.

Rapidité et organisation

Les délais de préparation d'un film ou d'un spectacle étant souvent serrés, le costumier ou la costumière doit être capable de travailler dans l'urgence. Tout doit être prêt le jour J ! Il faut veiller à ce que le budget prévu ne soit pas dépassé, diriger avec efficacité les couturiers chargés de confectionner les costumes pour chaque acteur ou actrice. Il faut également régler l'ordre d'apparition des costumes et le ballet des habilleurs qui aident les artistes à changer de tenue entre deux scènes, gérer les nettoyages, les réparations, le stockage...

Un bon sens relationnel

Doués pour l'écoute, les costumiers prennent en compte les instructions des réalisateurs et les remarques des acteurs. Ils font preuve de souplesse et de disponibilité. Sur un spectacle, un film, ils entretiennent une relation privilégiée avec les artistes.

Il est conseillé d'avoir un diplôme bac + 3 au minimum. Deux établissements publics sont réputés : l'Ensatt (École nationale supérieure d'arts et techniques du théâtre) de Lyon et l'Ecole du TNS (École supérieure d'art dramatique du Théâtre national de Strasbourg) rattachée au Théâtre national de Strasbourg. Toutes deux accessibles sur concours, l'école du TNS propose une formation en 3 ans après le bac, l'Ensatt propose une formation en 3 ans après un bac + 2. Autre solution : intégrer une école de stylisme.

Niveau bac + 3

Diplôme de scénographie costumes (ESAD Strasbourg)

DN MADE mentions mode ou spectacle

licence professionnelle métiers du design, parcours conception costumes de scène et d'écran

Niveau bac + 5

Diplôme arts et techniques du théâtre parcours conception costume (ENSATT)

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1895 euros brut par mois, pour 152 heures travaillées dans les entreprises privées du spectacle vivant. 2089 euros pour le responsable costumes, 2625 euros pour les chefs costumiers

Intégrer le marché du travail

Un large éventail d'employeurs

Compagnies, théâtres, opéras, associations culturelles... Autant d'employeurs potentiels pour les costumiers qui peuvent aussi habiller chanteurs, danseurs, musiciens, mais aussi des présentateurs ou des mannequins. On compte 326 professionnels en exercice en France; les places sont donc rares.

Une réputation à entretenir

Le titre de « costumier-créateur » est réservé aux professionnels qui ont fait leurs preuves. Une consécration qui permet, par exemple, de travailler pour la Comédie française. L'artistique supplante souvent, dans ce cas, la couture. Dans les autres domaines, les costumiers expérimentés peuvent devenir responsables costumes, réalisateurs de costumes puis chefs costumiers, prenant en charge des équipes et des projets de plus en plus importants.

Des activités à diversifier

Même si le monde du spectacle est un secteur dynamique, on constate que la durée des contrats des intermittents diminue. Des travaux d'appoint peuvent s'avérer nécessaires pour augmenter leurs revenus. Mais c'est souvent par passion que les costumiers cumulent les activités de couture : robes de soirée, robes de mariée, vêtements... Les occasions d'exploiter leurs compétences dans d'autres univers que le spectacle vivant ou l'audiovisuel ne manquent pas.

En Bretagne

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