Ingénieur/e du son

Sans l'ingénieur/e du son, les concerts ne seraient qu'un brouhaha où seuls les instruments les plus puissants se feraient entendre. Grâce à son intervention, cela devient un ensemble de sons équilibrés, nuancés, agréables à entendre. Ses connaissances techniques, scientifiques et artistiques, lui permettent de capter, mixer, enregistrer, et diffuser les sons, tout en effectuant des montages. Il ou elle peut travailler à la production de spectacles vivants, à l'enregistrement d'albums musicaux, dans l'audiovisuel. Ses collaborateurs ? Des techniciens, des perchmen, des opérateurs. Si son emploi du temps peut comporter des périodes intenses suivies d'accalmies, son activité reste fortement liée à la programmation artistique et aux commandes de productions cinématographiques ou audiovisuelles. Beaucoup d'ingénieurs du son travaillent avec le statut d'intermittent du spectacle. Ils ont généralement acquis une expérience en tant qu'assistants. Ils se sont fréquemment éduqué l'oreille en jouant d'un instrument de musique.

Portrait de Matthieu Le Failler
Matthieu Le Failler est ingénieur du son. © L'oeil de Paco
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Le métier en détail

En studio ou en public

L'ingénieur/e du son peut évoluer au sein du spectacle vivant (cirque, danse, théâtre ou musique). Le cinéma offre des conditions de travail différentes avec des tournages qui peuvent se dérouler dans des environnements complexes, voire insolites. Dans un lieu qui accueille du public (salle de spectacle, par exemple), l'ingénieur/e du son veille à la sécurité des personnes en garantissant la conformité des installations de sonorisation contre les risques électriques ou les chutes. De même, il ou elle doit veiller à diffuser un son dont les paramètres correspondent aux niveaux sonores de diffusion. Selon les cas, il ou elle effectue de nombreux déplacements ou bien travaille de façon plus sédentaire dans un studio.

Un métier parfois physique

Sur un plateau de cinéma, dans les tournées, les festivals, il faut à chaque fois installer et désinstaller le matériel, le charger et le décharger dans des camions. Même avec l'aide de ses assistants, l'ingénieur/e du son ne peut se soustraire à la manipulation de matériels lourds et volumineux.

Des horaires variables

Irrégulier, l'emploi du temps varie en fonction des dates de programmation des spectacles, des tournages et des enregistrements. Souvent mobilisé/e le week-end, le soir ou tard dans la nuit, l'ingénieur/e du son doit faire preuve d'adaptabilité et de disponibilité.

Scientifique et technique

Pour capter, transporter, amplifier, mixer, enregistrer les sons, l'ingénieur/e utilise du matériel électronique et informatique. Il ou elle connaît les caractéristiques physiques du son et maîtrise les technologies qui permettent de le restituer sous forme analogique ou numérique. Capable de s'adapter aux évolutions technologiques, il ou elle possède aussi de solides bases en acoustique.

Une culture artistique

Une bonne oreille et la pratique d'un instrument sont des prérequis appréciés, voire indispensables pour exercer ce métier, même si le son travaillé n'est pas exclusivement musical. Dans tous les cas, il est impératif d'avoir une culture musicale riche et variée.

Des capacités relationnelles

Être à l'écoute des artistes, traduire leur demande, y répondre, se faire comprendre d'eux exige de la diplomatie. Par ailleurs, l'ingénieur/e du son doit pouvoir travailler en équipe avec d'autres professionnels (cadreurs, machinistes ou régisseurs lumière).

L'accès au métier est possible à partir du bac + 2 et une solide expérience.

Niveau bac + 2

BTS métiers de l'audiovisuel, option métiers du son

Niveau bac + 3

Licence professionnelle techniques du son et de l'image

Diplôme d'études supérieures des techniques du son de l'ISTS (Institut supérieur des techniques du son)

DN MADE (diplôme national des métiers d'art et du design) mention spectacle (spécialité régie son)

Niveau bac + 5

Diplôme supérieur des métiers du son du CNSMD (Conservatoire national supérieur de musique et de danse) de Paris

Diplôme arts et techniques du théâtre de l'Ensatt (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre)

Diplôme de l'École nationale supérieure Louis-Lumière

Diplôme de l'École nationale supérieure des métiers de l'image et du son (Fémis)

Master en ingénierie de l'image et du son

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2600 euros brut par mois, pour un salarié en CDI

Intégrer le marché du travail

Des employeurs variés

Les employeurs potentiels sont divers : sociétés de production pour le cinéma, la musique, l'audiovisuel, le spectacle vivant, mais aussi artistes musiciens ou sociétés de loisirs comme les villages vacances.

Des contrats souvent précaires

Travaillant sur commande, autour d'un projet, sur des périodes courtes et intenses, le secteur du spectacle vivant, comme celui de l'audiovisuel, a souvent recours à des intermittents du spectacle. L'ingénieur/e du son doit donc savoir « se vendre » pour répondre à un appel d'offres. Des emplois plus durables existent cependant, sous la forme de CDD (contrats de travail à durée déterminée) ou de CDI (contrats de travail à durée indéterminée), voire des postes de fonctionnaires au sein des collectivités territoriales.

En Bretagne

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