Psychomotricien/ne

Autisme, Alzheimer, troubles de l'apprentissage (dyscalculie, dyslexie, dysphasie, dyspraxie…), polyhandicap, anorexie… font partie des nombreux champs d'intervention du psychomotricien ou de la psychomotricienne. Intervenant sur prescription médicale auprès d'enfants, d'adolescents ou d'adultes, il ou elle commence par un bilan (comprenant un entretien, des activités dirigées et des tests) pour observer le fonctionnement de la personne, évaluer ses compétences, ses troubles et analyser les origines probables de ses difficultés. Puis, vient l'étape des soins adaptés consistant en diverses propositions d'exercices et activités : relaxation, expression corporelle, coordination et équilibre, jeux d'orientation, ateliers de concentration et d'organisation de l'activité. Objectif : aider le patient ou la patiente à mieux maîtriser son corps et à réguler ses comportements afin de résoudre, de dépasser ou de contourner ses difficultés. Le métier demande de l'écoute, le sens de l'adaptation et de la créativité. Les psychomotriciens travaillent en tant que salariés dans des centres de consultation ambulatoire, des hôpitaux (services de psychiatrie, gériatrie…), des maisons de retraite ou des crèches. Ils peuvent aussi exercer en cabinet libéral, à temps plein ou à temps partiel.

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Le métier en détail

Sous statut salarié ou en libéral

Le psychomotricien ou la psychomotricienne intervient sur prescription médicale. Il ou elle travaille principalement comme salarié, notamment dans établissements médico-sociaux (Ehpad/maisons de retraite, instituts médico-éducatifs, centres médico-psycho-pédagogiques, etc.), les établissements de santé (hôpitaux publics, cliniques privées), les structures d'accueil de la petite enfance comme les centres de PMI (protection maternelle et infantile), les crèches...  Pour répondre aux besoins de la population, l'activité libérale s'est largement développée ces dernières années. Environ 33 % des psychomotriciens ont choisi ce mode d'exercice. 

Un travail d'équipe

La mission des psychomotriciens s'inscrit dans le projet global d'intervention établi pour un patient, qui nécessite souvent une approche pluridisciplinaire, et une étroite collaboration avec d'autres professionnels de santé : médecins,  ergothérapeutes, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, infirmiers, éducateurs. En libéral, les psychomotriciens travaillent en collaboration avec les psychiatres, les pédiatres, les psychologues et les enseignants.

Des temps partagés

Qu'il ou qu'elle débute dans la profession, par choix ou par nécessité, le psychomotricien ou la psychomotricienne peut partager son temps sur deux lieux de travail différents. Il ou elle peut, par exemple, assurer deux mi-temps : l'un dans un service hospitalier, l'autre dans un centre spécialisé ; l'un dans un centre médico-psycho-pédagogique, l'autre dans une maison de retraite. Les horaires sont réguliers, définis à l'avance en concertation avec l'équipe de soins.

Empathie et écoute 

Sens de l'écoute, sens de l'adaptation, patience, capacité à communiquer... autant de qualités nécessaires pour obtenir l'adhésion active du patient, et donc de meilleurs résultats.  Qu'il s'agisse de prendre en charge un très jeune enfant, un adulte ou une personne âgée, il faut savoir aborder chaque situation avec empathie, évaluer et écouter les besoins, pour faire naître une relation de confiance. Face à des patients fragilisés, en difficulté avec leur corps, une attention bienveillante est indispensable. Un solide équilibre (personnel et émotionnel) permet, par ailleurs, d'exercer ce métier dans de bonnes conditions. 

Avec créativité... et rigueur 

Le travail des psychomotriciens passe par des séances préparées en s'adaptant à chaque personne. Ils font donc preuve de créativité pour concevoir des exercices de rééducation « à la carte ». Les activités sont variées : jeux de mouvement (reproduire des postures, par exemple), parcours de motricité (à l'aide de chaises, de coussins, etc.), jeux collectifs.... Cependant, cette capacité à varier les exercices est associée à une grande rigueur dans l'analyse des difficultés à résoudre. 

Plusieurs cordes à leur arc

Pour composer leurs séances, les psychomotriciens utilisent tous les outils de communication à leur disposition : informatique, vidéo... Ils ont également recours aux arts plastiques, à la musique, au théâtre, à la danse... Ils recherchent en permanence des solutions et des techniques novatrices pour répondre au mieux à la diversité des troubles des patients qu'ils doivent rééduquer.

 

 

Pour exercer ce métier, il faut être titulaire du DE (diplôme d'État) de psychomotricien.

Niveau bac + 3

DE de psychomotricien

Exemple de formations requises

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1890 euros brut par mois, dans la fonction publique hospitalière ; en libéral les salaires sont très variables et dépendent de l'ancienneté et de la taille du cabinet.

Intégrer le marché du travail

L'emploi au beau fixe

La place des psychomotriciens a évolué ces dernières années, prenant une importance croissante et reconnue auprès de publics très divers : enfants et adultes en situation de handicap, mais aussi personnes âgées, personnes touchées par certaines maladies (Alzheimer, par exemple). Ces questions sont devenues des enjeux de santé publique. 

Des passerelles pour évoluer

Après 4 ans d'exercice, les psychomotriciens peuvent accéder à des postes d'encadrement en validant le diplôme de cadre de santé (10 mois) pour enseigner ou encadrer un service hospitalier. Ils peuvent aussi utiliser les passerelles qui ont été établies avec des métiers proches. Les titulaires du diplôme de psychomotricien sont ainsi autorisés à rejoindre directement la 2e année de préparation au DE (diplôme d'État) de masseur-kinésithérapeute et au DE d'ergothérapeute.

Se spécialiser

Selon leur domaine d'intervention et les publics avec lesquels ils sont amenés à travailler, les psychomotriciens peuvent choisir de se spécialiser, par exemple pour approfondir leurs connaissances sur l'autisme, ou encore en gériatrie. Il existe des formations adaptées leur permettant d'orienter leur pratique en fonction de leurs centres d'intérêt. 

En Bretagne

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