Biologiste en environnement

Préserver et protéger les ressources naturelles (eau, air...) dans de nombreux secteurs (santé, industrie, agriculture...), gérer les déchets... : telles sont les missions des biologistes en environnement. Ces scientifiques de haut niveau se spécialisent souvent dans un domaine (qualité de l'air ou de l'eau, pollution des sols, gestion des déchets...) pour lutter contre les atteintes à notre santé et à l'environnement. Hydrobiologistes, l'accent est mis sur la qualité des eaux (rivières, mers, étangs...) ou d'un territoire et à la vie de leurs occupants (espèces animales et végétales). Écotoxicologues, les études portent sur les effets du bruit, des fumées chimiques, des colorants alimentaires ou des OGM sur la santé humaine et l'environnement. Après d'éventuels prélèvements sur le terrain, c'est avant tout en laboratoire (et en équipe) que les biologistes en environnement mènent leurs recherches, grâce à des techniques très sophistiquées. La rédaction de rapports et la communication des résultats de leurs travaux (y compris à l'international) font partie de leur quotidien. Selon la spécialité, les employeurs diffèrent : collectivité locale, organisme de recherche (CNRS, Inserm, Inrae...), établissement public, entreprise ou association écologique.

Le métier en détail

Dedans ou dehors

Dans leur labo ou derrière son bureau, les biologistes en environnement ne chôment pas. Tantôt ils ou elles procèdent à des expérimentations, tantôt ils ou elles rédigent des rapports et des études destinés à des décideurs (élus locaux, chefs d'entreprise, industriels, ministères, associations écologiques...). Ils ou elles peuvent aussi se déplacer sur le terrain (au bord des rivières, dans les champs et les bois, en mer...) pour procéder à des prélèvements, surveiller des habitats naturels, réaliser des inventaires...

Public ou le privé

Selon leur spécialisation, les biologistes en environnement peuvent avoir des employeurs variés. Par exemple, le Conseil supérieur de la pêche, les directions départementales de l'agriculture ou de l'équipement, le Cemagref (Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et forêts), EDF, les collectivités locales ou territoriales, les entreprises privées éco-industrielles, les SSCE (sociétés de services et de conseil en environnement), les établissements publics de recherche (CNRS, Inserm, Inrae, Institut Pasteur, universités...).

En collaboration

Ces chercheurs et chercheuses travaillent généralement en équipe pluridisciplinaire, parfois même internationale. Ils ou elles peuvent être amené/es à voyager pour présenter les résultats de ses recherches ou participer à des congrès.

Le sens de l'adaptation

Les biologistes en environnement exercent un métier à la frontière de la recherche fondamentale, de la recherche appliquée, de la production et du contrôle qualité. En plus de leur expertise scientifique, ils ou elles possèdent de fortes capacités d'adaptation pour passer d'un domaine d'études à un autre. Autonomes, ils ou elles savent aussi travailler en équipe.

De la pédagogie

Les biologistes en environnement lisent et rédigent beaucoup pour retranscrire leurs expériences, préparer le dépôt d'un brevet, diffuser des rapports et des articles pour la communauté scientifique, les décideurs ou le grand public. La maîtrise de l'anglais est indispensable pour échanger et communiquer avec leurs collègues internationaux.

Rigueur et observation

Les biologistes en environnement font preuve de rigueur dans leurs méthodes de travail et dans la restitution de leurs résultats. Observation, sens de l'écoute, patience et capacité à remettre en question leurs travaux leur sont des qualités indispensables, entre autres.

Le plus souvent, les biologistes en environnement sont titulaires d'un doctorat (bac + 8), voire d'un DE (diplôme d'État) en pharmacie. C'est le cas des écotoxicologues, par exemple. À noter : les titulaires d'un bac + 5 en économie, droit ou chimie peuvent suivre une dernière année de spécialisation dans le domaine de la biologie environnementale.

Niveau bac + 8

Doctorat en biologie, biologie cellulaire et moléculaire, génétique, pharmacologie, biologie végétale ou animale, toxicologie...

Salaire

Salaire du débutant

Variable selon le type d'entreprise ou le secteur d'activités, public ou privé

Intégrer le marché du travail

Trop de diplômé/es

Le marché de l'environnement se développe mais plus vite que le nombre de postes offerts. Ainsi, il y a pléthore de diplômé/es en protection de la nature et en gestion des espaces naturels, alors que la plupart des emplois concernent la gestion de l'eau et celle des déchets...

Double compétence : la combinaison gagnante

Aujourd'hui, le secteur de l'environnement a acquis ses lettres de noblesse. Les compétences dans ce domaine sont reconnues et appréciées des employeurs (entreprises, collectivités locales ou territoriales, bureaux d'études, associations écologiques). En particulier, les cursus liés à l'environnement ou les spécialisations en dernière année d'étude d'un cursus classique (économie, droit, chimie...) qui offrent à leurs titulaires une double compétence recherchée des employeurs, en particulier dans le secteur privé.

Spécialisation et encadrement

À partir de leur sujet de thèse ou de leurs stages, les biologistes peuvent se spécialiser dans différents domaines : rejets industriels, gestion des déchets, qualité de l'eau, etc. Avec de l'expérience, ils ou elles peuvent diriger une équipe ou une unité de recherche, par exemple.

En Bretagne

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