Microbiologiste

  • Synonyme : chercheur/euse en microbiologie enseignant/e-chercheur/euse en microbiologie ingénieur/e de recherche en microbiologie
  • Métiers associés : Bactériologiste, Chercheur/euse en biologie, virologue
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat fonctionnaire ; salarié

L'observation et la recherche sont au coeur de son métier. Le microbiologiste étudie les micro-organismes vivants (bactéries, levures, moisissures, virus, microbes...). Il analyse leur fonctionnement, étudie leurs interactions entre eux et avec l'environnement. Ses découvertes, qui passent par une observation attentive au microscope, ont des applications concrètes. Bactériologiste, il travaille à identifier les bactéries responsables d'une maladie et aide à trouver des médicaments pour la guérir. Spécialisé dans la biotechnologie, il utilise des micro-organismes pour traiter la pollution atmosphérique, trouver des bactéries capables de nettoyer des sites pollués aux hydrocarbures, rechercher les ennemis naturels de certains parasites pour limiter l'utilisation des pesticides... Il exerce soit dans la recherche publique, soit dans le monde industriel. Il travaille au sein d'un laboratoire, entouré d'une équipe de techniciens. Les secteurs d'activité concernés sont l'industrie pharmaceutique et cosmétique, l'industrie agroalimentaire, l'énergie, l'environnement... Il maîtrise l'anglais scientifique et rend compte de ses travaux. Il a suivi un cursus spécialisé après une licence de biologie.

Le métier en détail

Un travail d'équipe

Le microbiologiste travaille généralement en équipe. Il mène ses travaux en collaboration avec d'autres chercheurs, des doctorants, éventuellement des ingénieurs et des techniciens. Il est le responsable des expériences qu'il confie au personnel technique.

De la paillasse à l'ordinateur

Il partage son temps entre les observations et les expériences scientifiques en laboratoire et le travail sur ordinateur. Il utilise des programmes informatiques pour stocker ses bases de données. Il consacre une partie de son temps à rédiger, pour retranscrire ses manipulations et rendre compte de ses activités et de ses découvertes auprès de la communauté scientifique par des publications (mémoires, articles scientifiques...). Le microbiologiste peut aussi exercer une activité de professeur et enseigner à l'université.

Des déplacements

Les échanges scientifiques tiennent une grande place dans l'activité du microbiologiste : il participe régulièrement à des conférences, des réunions ou des séminaires nationaux et internationaux pour partager ses connaissances et les étoffer. Des déplacements à travers le monde sont donc possibles.

Des savoir-faire précis

Le microbiologiste dispose de connaissances scientifiques très précises dans un domaine particulier. Cela lui permet de développer, au niveau technique, des méthodes et des protocoles de travail et de recherche. Selon son domaine de recherche, il est aussi capable de participer à des études cliniques, d'élaborer de nouveaux produits, de mettre au point des procédés de fabrication industrielle...

Être minutieux et persévérant

Il exerce un travail minutieux : toutes les découvertes passent par une observation attentive au microscope. Il doit donc manipuler tout le petit appareillage avec soin et précaution. Même si sa pratique permet de dévoiler des phénomènes jusqu'ici inexpliqués, les résultats des recherches sont souvent incertains. Il doit être assidu et enthousiaste pour les mener à terme. Rigueur et adaptabilité permettent d'être aussi efficace sur le terrain que dans un bureau ou un laboratoire.

Anglais et informatique

La maîtrise de l'anglais, langue de communication internationale, est indispensable, notamment pour les travaux de rédaction et le partage d'informations. Un excellent niveau en informatique est également requis, car le chercheur utilise quotidiennement son ordinateur pour intégrer les données et les résultats de ses expériences.

Le niveau de formation varie de bac + 5 à bac + 8 dans les domaines des biotechnologies, du génie biologique ou de la biochimie. L'obtention d'un doctorat est incontournable pour accéder au métier de chercheur. Il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Une fois le diplôme obtenu, il est possible de compléter son cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat, en France ou à l'étranger. Mission scientifique à durée déterminée et rémunérée, le post-doctorat constitue un atout lors des concours et recrutements.

Niveau bac + 5

Master sciences et technologies du vivant mention aliments et bioproduits spécialité microbiologie appliquée et génie biologique ; sciences, technologies, santé mention biologie et santé spécialité microbiologie fondamentale et appliquée ou microbiologie-immunologie, mention médicaments et autres produits de santé spécialité biologie cellulaire, microbiologie et innovations thérapeutiques, mention biologie moléculaire et cellulaire spécialité microbiologie, mention infectiologie, microbiologie, virologie, immunologie spécialité microbiologie ; sciences et technologies mention microbiologie, biologie végétale et biotechnologies spécialité microbiologie et biotechnologie...

Diplôme d'ingénieur en biologie, biochimie, microbiologie, biotechnologie, agroalimentaire...

Niveau bac + 8

Doctorat en microbiologie.

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 3416 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Des débuts difficiles

L'insertion professionnelle des chercheurs est difficile. La plupart d'entre eux se voit proposer des missions ponctuelles donnant lieu à des CDD (contrats à durée déterminée). Le secteur public effectue la majorité des recrutements, mais les concours sont très sélectifs et les emplois proposés souvent précaires.

Dans la recherche publique ou l'industrie

Le microbiologiste exerce au sein des laboratoires des organismes publics, en recherche fondamentale ou appliquée (hôpitaux, universités, instituts de recherche...). Dans ce cadre, il travaille souvent sur des problématiques à long terme.

Ses recherches intéressent aussi les laboratoires de recherche et développement des bio-industries et des entreprises de biotechnologies. Les secteurs d'activité concernés : la santé, les services de contrôle sanitaire, la recherche vétérinaire, l'industrie agroalimentaire, l'industrie pharmaceutique ou cosmétique, l'énergie et l'environnement...

Vers des fonctions d'encadrement

Avec quelques années d'expérience, un chercheur en microbiologie peut évoluer vers la direction d'une unité de recherche ou d'un laboratoire.

En Bretagne

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