Pharmacien/ne chercheur/euse

Avant d’obtenir l’AMM (autorisation de mise sur le marché), les nouveaux médicaments (ou autres produits de santé) sont évalués au niveau de leur efficacité, de leur sécurité et de leur impact sur la santé par les pharmaciens chercheurs. Dans de nombreux cas, ces professionnels de la santé assurent des missions d’enseignement et/ou hospitalières. La collaboration avec des médecins, des scientifiques et des entreprises pharmaceutiques ou de biotechnologies est essentielle pour mener à bien leurs objectifs. Mettant régulièrement à jour leurs connaissances via une veille scientifique et technique, le pharmacien chercheur ou la pharmacienne chercheuse possède des compétences en sciences fondamentales (biologie, physiologie humaine, chimie, biochimie, biophysique…), en méthodologie de recherche, en statistiques. Il ou elle maîtrise l’anglais et a une bonne compréhension de la réglementation en matière de développement de médicaments. Capable de travailler en équipe pluridisciplinaire, il ou elle sait communiquer avec efficacité.

Le métier en détail

Différents lieux d'exercice

Les pharmaciens chercheurs exercent principalement au sein des universités (facultés, laboratoires), des CHU (centres hospitaliers universitaires), des organismes de recherche (CNRS, Inserm, CEA, Inrae, Institut Pasteur…), de l'industrie pharmaceutique, des start-up de biotechnologies, des pharmacies d’officine (recherche en soins primaires).

Travail d'équipe privilégié

Ils travaillent souvent en équipe multidisciplinaire, en collaboration avec d'autres scientifiques (chimistes, biologistes, bio-informaticiens, médecins cliniciens…) et des professionnels de la santé locaux, nationaux et internationaux tout en encadrant et en formant des étudiants de différents cursus et niveaux de formation. Les horaires de travail peuvent être réguliers ou plus variables selon l’organisation personnelle, les contraintes expérimentales ou les échéances à respecter.

Sécurité avant tout

Le pharmacien chercheur ou la pharmacienne chercheuse peut utiliser et manipuler des substances chimiques ou biologiques potentiellement dangereuses, en particulier lors d’expérimentations in vitro (en laboratoire) et in vivo (sur des organismes vivants). Des normes de sécurité et d’éthique doivent être rigoureusement respectées, y compris l’application de la réglementation relative à l’expérimentation animale. Le port d’EPI (équipements de protection individuelle) est obligatoire.

Déplacements en France ou à l'étranger

Le pharmacien chercheur ou la pharmacienne chercheuse peut se déplacer, au sein de l’Hexagone ou dans le monde entier, pour assister à des conférences, à des congrès ou à des réunions avec d'autres professionnels de la santé, en complément de ses participations à des conférences.

 

D'abord un ou une scientifique

Le pharmacien chercheur ou la pharmacienne chercheuse exerce à un haut niveau de responsabilités. Il ou elle possède des bases solides en sciences, une grande réactivité du fait de l’évolution constante des connaissances, une rigueur scientifique avec beaucoup de créativité et d’agilité.

Sens de la pédagogie

Le travail en équipe pluridisciplinaire faisant partie intégrante de son activité quotidienne, le pharmacien chercheur ou la pharmacienne chercheuse a le goût des relations humaines et de la communication. Il ou elle sait faire preuve de pédagogie pour vulgariser ses travaux, quand il ou elle s’adresse aux étudiants de différents cursus et niveaux de formation. La maîtrise de l’anglais est fortement recommandée.

Les études durent 6 ans après le bac et comportent des stages en France ou à l’étranger.

Le cursus de pharmacie débute avec le PASS (parcours accès santé spécifique) ou la L.AS (licence accès santé) dans les universités. En fin de 4e année, l’étudiant s’oriente vers le parcours « officine », avec une 5e année hospitalo-universitaire débouchant sur un diplôme approfondi de sciences pharmaceutiques. Suit une 6e année de cycle court validé par un diplôme d'études spécialisées (DES) pharmacie industrielle et recherche. À l’issue de cette 6e année, il faut soutenir une thèse d’exercice pour obtenir le DE (diplôme d’État) de docteur en pharmacie. En parallèle ou à la suite des études de pharmacie, il est nécessaire de suivre une formation à la recherche (master ou diplôme d’ingénieur), puis un doctorat d’université en sciences pharmaceutiques ou biologiques (thèse de recherche financée d’une durée de 3 ans en moyenne). Des doubles cursus associant études de pharmacie et parcours recherche sont accessibles via des dispositifs spécifiques tels que l’École de l’Inserm (https://www.inserm.fr/nous-connaitre/ecole-de-linserm-liliane-bettencourt/).

Niveau bac + 6

DE (diplôme d'État) de docteur en pharmacie

Niveau bac + 8

Doctorat en sciences pharmaceutiques ou biologiques

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 3500 euros brut par mois, primes incluses, dans le secteur public
Entre 3500 et 4000 euros brut par mois, dans le secteur privé

Intégrer le marché du travail

Forte demande

Les perspectives d'emploi sont excellentes pour les pharmaciens chercheurs avec une demande croissante, compte tenu du dynamisme de la recherche et des besoins grandissants pour des traitements innovants et personnalisés. Chaque secteur, public ou privé, disposant de ses propres règles de promotion, des évolutions de carrière motivantes et stimulantes sont souvent proposées pour accéder à des postes de managers avec une certaine expérience professionnelle.

En Bretagne

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