Botaniste

  • Synonyme : chercheur/euse en botanique
  • Métiers associés : Chercheur/euse en biologie
  • Niveau Master, Ingénieur, Doctorat fonctionnaire ; salarié

Spécialiste du monde végétal, le botaniste associe contacts avec la nature et expériences en laboratoire. Pour récolter des espèces rares de gentianes qui entreront dans la composition de médicaments, pour constater les ravages d'une pollution chimique sur les arbres d'une forêt, ou pour faire l'inventaire botanique d'une région, le botaniste se déplace sur le terrain. Avant de partir, il se prépare en recueillant des informations sur le lieu d'exploration ou sur les espèces étudiées. De retour au labo, il analyse les échantillons récoltés, constitue les herbiers, décrit et classe les plantes. Il procède aussi à des mises en jardin ou en serre. Le botaniste peut mettre en évidence la progression d'une pollution en constatant la disparition d'une espèce. Qualités d'observation et amour de la nature sont indispensables.

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Le métier en détail

Sur le terrain et en laboratoire

Le botaniste partage son temps entre des activités de terrain et des analyses en laboratoire. Dans la savane africaine, près d'une rivière canadienne ou au bord d'un chemin de la campagne française, il se rend là où les plantes réclament son attention. Ce type de fonction exige un travail préparatoire avant de se rendre sur le terrain, de même qu'un travail d'exploitation en aval dans un laboratoire, exigeant une minutie de tous les instants. L'activité du botaniste en laboratoire est au coeur des mutations technologiques, notamment via l'ordinateur qui lui permet de recourir à des technologies sophistiquées.

Un travail de recherche

Ce chercheur est autonome. Vérifier, décrire, classer, rédiger, constituer des réserves, des herbiers, des collections, procéder à des mises en serre ou à des mises en jardin constitue l'essentiel de sa mission. Le métier de botaniste s'exerce exclusivement à travers le poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur au sein d'organismes de recherche, de musées d'histoire naturelle, de conservatoires botaniques nationaux, de laboratoires d'université et d'écoles spécialisées, ou de bureaux d'études. Le botaniste doit lire, alimenter régulièrement ses publications et présenter ses résultats dans des colloques et des congrès.

Connaissances scientifiques et minutie

Le botaniste possède des connaissances approfondies en floristique (science des fleurs) et en systématique (détermination et classification des espèces végétales). Toutes les analyses et conclusions sont réalisées à partir de prélèvements sur le terrain. Sens de l'observation, patience et sens de l'adaptation sont indispensables pour exercer son activité aussi bien sur le terrain que dans son laboratoire. La minutie, lors de manipulations extrêmement délicates, est également recommandée. Le botaniste se doit d'être adroit et appliqué.

Curiosité scientifique

Comme tout chercheur, le botaniste s'informe en lisant la presse spécialisée et présente les résultats de ses travaux lors de colloques ou de congrès. Il rédige également des rapports et des études pour les publier et les diffuser dans la communauté scientifique.

Rigueur et autonomie

Le botaniste partage son temps entre son laboratoire et le terrain. Pour préparer ses sorties, exploiter les données récupérées sur le terrain, faire des expériences en laboratoire, rédiger un rapport statistique, prendre connaissance de la presse spécialisée internationale, il doit être organisé et rigoureux.

Pour devenir botaniste, une formation universitaire en biologie végétale, au moins égale à un bac + 5 (master) et de préférence un bac + 8 (doctorat), est indispensable. Les formations des écoles d'ingénieurs agronomes sont également de bons tremplins pour une insertion professionnelle, à compléter par un master biologie si l'on souhaite s'orienter vers la recherche.

Niveau bac + 5

Master biologie des plantes et des micro-organismes, biotechnologies, bioprocédés spécialité biologie des plantes ; vie et santé, spécialité biologie et valorisation des plantes ; biologie et santé sciences du végétal

Diplôme d'ingénieur agronome

Niveau bac + 5 et plus

Doctorat en biologie végétale

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2333 euros brut par mois, pour un maître de conférence
A partir de 3308 euros brut par mois, pour un professeur d'université au Muséum national d'histoire naturelle

Intégrer le marché du travail

Dans le secteur public

Le rêve de tout botaniste est d'entrer au Muséum national d'histoire naturelle. Toutefois, comme pour tout établissement de grande renommée, les places y sont très chères. Les chercheurs peuvent se diriger vers d'autres institutions. Les principaux employeurs sont le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l'Inrae (Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement) et l'IRD (Institut de recherche pour le développement). Les possibilités d'emploi sont plus fréquentes dans les universités, les écoles ou les instituts d'agronomie en tant qu'enseignant-chercheur. Les postes dans l'enseignement secondaire (collège, lycée) sont nombreux mais ne comportent pas d'activité de recherche.

Dans le secteur privé

Le botaniste peut être employé dans un bureau d'études pour étudier la flore et réaliser des études sectorielles très précises liées à l'environnement et à l'aménagement en réalisant, par exemple, des diagnostics de pollution d'un milieu. La nécessité de limiter les dommages à la nature s'est concrétisée en effet par une loi rendant obligatoires des études d'impact environnemental. Les laboratoires pharmaceutiques proposent de rares emplois, de même que les établissements horticoles.

En Bretagne

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